10 choses que vous devez absolument savoir sur James Bond

par Patrick Robert

Depuis maintenant plus de 50 ans, le moins secret des agents secrets sauve la planète et cumule les conquêtes féminines avec une classe inégalée. En attendant la sortie de Spectre, le 24e film officiel de la franchise qui paraîtra en novembre prochain, voici 10 choses que vous ne saviez peut-être pas sur James Bond.

Le vrai James Bond

James Bond dans Skyfall

S’inspirant de sa propre expérience dans le milieu du renseignement britannique pour créer l’agent 007, Ian Fleming cherchait un nom anodin, presque banal, pour son personnage, lorsqu’il tombe sur l’ouvrage Birds of the West Indies, signé par l’ornithologue James Bond. Pensant qu’il s’agissait du « nom le plus ennuyeux jamais entendu », Fleming l’emprunte pour son espion. Ironique qu’il soit devenu synonyme de sensations fortes depuis.

L'espion qui venait du chaud

Ian Fleming at Goldeneye

Chaque année entre 1953 et 1964, Ian Fleming passe deux mois à sa résidence en Jamaïque pour y écrire une nouvelle aventure de James Bond. Baptisé en l’honneur d’une opération militaire à laquelle l’auteur participa durant la Seconde Guerre mondiale, le domaine se nomme… Goldeneye. C’est là qu’il écrit la majorité des 14 romans et neuf nouvelles mettant en vedette l’agent 007. L’endroit sera racheté par Bob Marley après la mort de l’auteur.

Un cocktail explosif

Cockail préféré de James Bond

En lisant Casino Royale, le premier roman de James Bond, on constate que sa boisson préférée est le Vesper martini, composé de gin, de vodka et de vin blanc. Lors du tournage de Dr. No, la compagnie Smirnoff (commanditaire du film) insiste pour que toute mention au gin soit retirée et que sa vodka se retrouve à l’avant-plan. C’est ainsi que le cocktail de prédilection de l’espion est devenu le vodka martini, « mélangé au shaker, pas à la cuillère ».

Histoire de Q

Q dans James Bond

Dans les tout premiers livres, l’arme de service de James Bond est le Beretta 418. Fan de l’agent 007, l’expert en armes Geoffrey Boothroyd écrit alors à Ian Fleming pour l’informer qu’il s’agit d’un « fusil pour femmes », et lui suggère plutôt le Walther PPK, une arme que Bond utilise encore aujourd’hui. Pour le remercier de son apport, l’auteur nomme le Major Boothroyd en son honneur, un personnage récurrent de la franchise mieux connu sous le nom de Q.

Pour vos yeux seulement

Sean Connery en James Bond dans Goldfinger

Au début, Ian Fleming n’approuvait pas le choix de Sean Connery pour l’adaptation cinématographique, considérant le comédien comme un « cascadeur bonifié sans beaucoup de classe ». Après avoir vu sa performance dans Dr. No, l’auteur se ravise, et ajoute même des origines écossaises à l’espion dès le roman suivant, On Her Majesty’s Secret Service. Souffrant de calvitie précoce, Connery porte un faux toupet dans tous les films de Bond où il apparaît.

On ne vit que six fois

The Living Daylights

Six acteurs différents ont prêté leurs traits à James Bond à travers les années. Même s’il est le premier interprète, Sean Connery n’a participé qu’à six films officiels de la franchise, alors que Roger Moore en a fait sept. Pierce Brosnan a repris le rôle à quatre reprises, Daniel Craig trois, et Timothy Dalton deux. George Lazenby n’a eu qu’une seule occasion de jouer le célèbre personnage. Le record de longévité est détenu par Desmond Llewelyn, qui a tenu le personnage de Q pendant 17 films.

Bons baisers des États-Unis

James Bond The Spy Who Loved Me

James Bond a reçu une réception plutôt tiède aux États-Unis jusqu’en 1961, alors que le président John F. Kennedy confie au magazine Life que le roman From Russia With Love est l’un de ses 10 livres préférés. Kennedy organise d’ailleurs un dîner avec Ian Fleming, et lui demande comment se débarrasser de Fidel Castro. Fleming suggère un plan pour rendre la barbe de Castro radioactive et forcer le dictateur à se raser, une idée qui ne sera reprise ni par le président, ni par Bond.

La gent féminine

James Bond et les femmes

La passion de James Bond pour la gent féminine est notoire. L’espion a couché avec pas moins de 55 femmes à travers sa carrière cinématographique, toutes affublées de noms plus ridicules les uns que les autres, comme Honey Rider, Kissy Suzuki, ou Pussy Galore. En regard d’aujourd’hui, ses méthodes de drague frôlent parfois le harcèlement sexuel. Il n’est donc pas étonnant que le trois quarts de ses conquêtes ait tenté de l’assassiner par la suite.

Permis de tuer

Pierce Brosnan dans James Bond

Dans un article du New Scientist, le journaliste Gordon Stranger estime que James Bond a survécu à 130 tentatives d’assassinat, et essuyé pas moins de 4 662 coups de feu. Ne demeurant pas en reste, l’agent 007 de son côté a éliminé plus de 350 vilains à lui seul au cours de ses 23 films officiels. La version la plus meurtrière de l’espion est celle de Pierce Brosnan, qui cumule quelques 135 morts en l’espace de quatre longs-métrages, dont 47 seulement dans GoldenEye

Less is Moore

Roger Moore dans James Bond

Roger Moore est le plus vieux comédien à avoir tenu le rôle de l’espion. Il avait en effet 58 ans au moment de tourner A View To A Kill, son dernier long-métrage dans la peau de 007. L’acteur a dû surmonter un sérieux handicap, puisqu’il souffre d’hoplophobie, une maladie se définissant par une aversion viscérale aux armes à feu. C’est peut-être ce qui explique qu’il ne fasse qu’un seul et unique mort dans The Man With the Golden Gun, le plus pacifiste des films de James Bond.