10 choses que vous ne savez peut-être pas sur RoboCop

Avec sa violence caricaturale et sa vision satyrique de l’Amérique des années ’80, RoboCop a marqué toute une génération de cinéphiles. Alors que le remake du brésilien José Padilha prend l’affiche, voici 10 choses que vous ne savez peut-être pas sur le célèbre cyberflic.

1. Portrait robot

RoboCop

C’est en travaillant sur le plateau de Blade Runner qu’Ed Neumeier a eu l’inspiration pour RoboCop. Alors que le film de Ridley Scott met en vedette des androïdes hors la loi pourchassés par un détective, Neumeier a pensé inverser la situation pour dépeindre un monde futuriste où un robot humanoïde combattrait le crime. Emballé par l’idée, il a même refusé un poste de producteur exécutif chez Universal afin de se consacrer entièrement au scénario, avec l’aide de Michael Miner. 

2. Un nom qui inspire la peur

RoboCop

Comme la majorité des cinéastes approchés, Paul Verhoeven s’est arrêté au titre, avant de se désintéresser de ce qu’il pensait être un simple film d’action de série B. Heureusement, son épouse l’a convaincu de lire le reste du scénario. RoboCop est non seulement le premier long-métrage en anglais du réalisateur néerlandais, c’est aussi sa première incursion dans la science-fiction, un genre qu’il influencera profondément avec d’autres classiques comme Starship Troopers et Total Recall.

3. La loi de Murphy

RoboCop

Plusieurs acteurs ont été considérés pour jouer Alex Murphy avant Peter Weller, dont Rutger Hauer, Tom Berenger et Michael Ironside. Certains producteurs souhaitaient voir Arnold Schwarzenegger camper le rôle du policier mi-homme, mi-machine, mais la crainte que le comédien ne ressemble trop au bibendum Michelin avec le costume a fini par l’emporter. La première bande-annonce de RoboCop diffusée au cinéma empruntait d’ailleurs le thème musical de Terminator.

4. Fans du costume

RoboCop

Après un premier habillage ayant nécessité 11 heures, Peter Weller a failli quitter la production en s’apercevant que l’armure métallique du cyberflic empêchait à peu près toute forme de mouvement. En panique, on a procédé à plusieurs ajustements, créant des articulations aux coudes et aux genoux afin de permettre à l’acteur de bouger. Il a aussi fallu installer un système de ventilation, puisque Weller suait au point de perdre trois livres par jour sous le costume.

5. Violence graphique

Frank Miller's Robocop

C’est à la suggestion d’Ed Neumeier lui-même que le bédéiste Frank Miller a été engagé pour écrire la suite de RoboCop, mais son scénario, considéré « impossible à tourner » par les producteurs, a dû être modifié en profondeur. Comme le récit du film ne possède qu’une lointaine ressemblance avec l’histoire qu’il avait imaginée, le créateur de Sin City et 300 l’a finalement publiée dans une série de bandes dessinées, intitulée Frank Miller’s RoboCop

6. Une équipe de choc

RoboCop

Contrairement à Peter Weller, Nancy Allen apparaît dans tous les longs-métrages de la franchise. Pour RoboCop 3, l’actrice a accepté de reprendre son rôle à la seule condition qu’elle se fasse tuer dans la première moitié du film. Son personnage d’Anne Lewis, la policière qui botte des culs, est tristement absent du remake. On peut toutefois se consoler avec la présence de Miguel Ferrer, le désagréable cadre d’OCP dans le premier RoboCop, qui a un rôle dans la nouvelle version.

7. L'homme et la machine

RoboCop

Le brésilien José Padhila (Elite Squad) signe le remake de RoboCop. En plus de moderniser l’histoire (et les effets spéciaux) pour notre époque, le réalisateur pose un regard critique sur la culture américaine, avec une version moins humoristique, mais tout aussi politique. Padilha a dû diminuer d’un cran la violence pour que le film soit classé 13 ans et plus, un défi pas évident à relever pour le cinéaste, qui affirme être satisfait du résultat, « même s’il n’a jamais autant souffert ». 

8. Le nouveau visage de l'ordre

RoboCop

Pas facile de remplacer Peter Weller (comme le prouve RoboCop 3). Malgré les rumeurs évoquant Chris Pine ou Michael Fassbender, c’est un acteur relativement peu connu, Joel Kinnaman, qui joue Alex Murphy dans le remake. Grâce au nouveau costume doté d’une visière rétractable, le comédien dispose d’un peu plus que sa mâchoire pour transmettre l’émotion dans cette version. Kinnaman est un fan avoué du RoboCop de Verhoeven, qu’il a vu plus d’une vingtaine de fois. 

9. Vive la compagnie

Site Web OmniCorp

Bien qu’elle ait été rebaptisée OmniCorp, la compagnie transformant Alex Murphy en Frankenstein du futur pour faire avancer son agenda dans le remake de Padhila est aussi cupide et amorale que l’OCP du RoboCop original. La corporation possède même un faux site Web pour mousser ses activités. Michael Keaton incarne le PDG de l’entreprise (et vilain du film) Raymond Sellars, un rôle qui devait être confié à l’origine au comédien de la série House, Hugh Laurie.

10. Statut légal

Page Kickstarter Statue RoboCop

En 1987, le film de Verhoeven dépeignait un Détroit du futur aux prises avec une criminalité hors de contrôle et des problèmes financiers l’obligeant à privatiser son service de police. Le 18 juillet 2013, la ville s’est ironiquement mise en faillite. Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles pour l’ancienne capitale de l’automobile : grâce à une campagne Kickstarter ayant récolté plus de 60 000 dollars, une statue de bronze de dix pieds à l’effigie de RoboCop sera installée cet été pour veiller sur Détroit. 

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