10 choses que vous ne savez peut-être pas sur World War Z

À défaut d’envahir le monde, les morts-vivants ont pris d’assaut la culture populaire depuis quelques années. Avec un budget dépassant les 200 millions de dollars, World War Z s’annonce comme le film de zombies le plus épique et le plus cher, de l’histoire du cinéma. Juste avant sa sortie, voici 10 choses que vous ne savez peut-être pas sur le long-métrage.

10. Comme un roman

Max Brooks

Ancien scripteur de Saturday Night Live et fils de l’humoriste Mel Brooks et de la comédienne Anne Bancroft, Max Brooks est rapidement devenu une sommité en matière de morts-vivants. Le long-métrage qui prend l’affiche est très librement adapté de son roman World War Z : An Oral History of the Zombie War, dans lequel on suit Gerry Lane, un employé de l’ONU qui parcourt le monde pour recueillir les témoignages des survivants. Le film situe plutôt son action au tout début de l’épidémie. 

9. Rester vivant

The Zombie Survival Guide

Max Brooks s’est fait connaître en 2003 avec The Zombie Survival Guide : Complete Protection from the Living Dead, un manuel pratique rempli de trucs pour survivre à l’inévitable invasion de morts-vivants qui s’abattra un jour sur l’humanité. On y apprend à fortifier sa maison adéquatement, les avantages et inconvénients des différentes armes et techniques de combat, ou comment planifier ses déplacements quand vient le temps de s’approvisionner. Sans être une adaptation officielle, le film Zombieland a repris ce concept avec beaucoup d’humour.

8. The Money Pitt

World War Z

Après la lecture de World War Z, Leonardo DiCaprio a essayé de mettre la main sur les droits par le biais de sa maison de production Appian Way, mais Brad Pitt avait lui aussi des visées sur le roman. Une guerre d’enchères s’est alors enclenchée entre les deux acteurs. C’est Plan B Entertainment, la maison de production de Pitt, qui a finalement remporté la mise en 2007 pour la somme de 1 milion de dollars US, ce qui en fait le scénario de zombies le plus dispendieux de tous les temps. 

7. Vertige des auteurs

World War Z

Il aura fallu plusieurs auteurs pour transposer le roman de Brooks au grand écran. On a tout d‘abord retenu les services de Michael Straczynski, le créateur de la série Babylon 5. Matthew Michael Carnahan a ensuite été engagé pour écrire la seconde version. Fait plutôt rare, la production a débutée sans avoir le scénario final en main. Ce n’est qu’après le tournage qu’on a fait appel à Damon Lindelof pour sauver les meubles, mais comme ce dernier manquait de temps avec ses nombreux projets, c’est Drew Goddard qui signe le troisième acte de World War Z.

6. La fin est proche

World War Z

Même si Brad Pitt s’est battu pour que Marc Foster (Quantum of Solace) soit engagé comme réalisateur sur World War Z, la relation entre les deux hommes s’est envenimée, au point d’en venir à se parler par personne interposée sur le plateau de tournage. Le budget a explosé, et le film a manqué de financement en cours de route. Après un premier visionnement à l’interne, l’équipe est retournée en Hongrie pour sept semaines additionnelles de tournage, uniquement pour réparer la finale. Malgré tout, les premières réactions des cinéphiles et des critiques sont assez bonnes.

5. La horde et le désordre

World War Z

Pour les puristes, un mort-vivant ne peut que se déplacer lentement, à cause de la rigidité qui s’installe dans les membres après le décès, mais une branche plus rapide de zombies a fait son arrivée au cinéma dans les dernières années, dont l’origine est habituellement un virus plutôt qu’une cause surnaturelle. La horde qui menace l’humanité dans World War Z est du second type. La production s’est inspirée du comportement de groupe des oiseaux ou des fourmis pour chorégraphier les mouvements de masse. Quelques scènes à grande échelle mettent en scène des milliers de figurants.

4. L'origine du virus

Night of the Living Dead

On crédite souvent George Romero pour l’invention du zombie moderne. Pourtant, le réalisateur de Night of the Living Dead avoue lui-même avoir puisé l’inspiration pour ses morts-vivants dans le livre I Am Legend de Richard Mattheson, où un virus transforme les humains en créatures lentes, peu intelligentes et agressives. Ce classique de la littérature a été adapté plus d’une fois à l’écran, avec Charlton Heston dans le rôle principal (The Omega Man), et dernièrement avec Will Smith.

3. Souci de réalisme

World War Z

La production de World War Z s’est déplacée à travers le monde, de Malte à Glasgow, en passant par Jérusalem. Il était important pour Marc Foster de conserver l‘ampleur et la facture réaliste du roman. C'est peut-être ce qui explique que durant le tournage à Budapest, une escouade tactique de la police hongroise a saisi un stock de 85 armes considérées illégales, dont des snipers et des fusils d’assaut AK-47 toujours en état de fonctionner. Heureusement, aucun accessoiriste n’a été accusé de trafic d’armes.

2. Diplomatie mondiale

World War Z

Une scène de World War Z évoquait la Chine comme source d’origine du virus, mais pour ne pas s’aliéner le marché chinois, elle été retirée du montage final. Il faut dire que les relations entre les autorités chinoises et Brad Pitt sont déjà tendues. Depuis sa participation au film Seven Years in Tibet, l’acteur est même interdit de séjour en Chine. Récemment, l’origine du Mandarin dans Iron Man 3 a aussi été modifiée pour ne pas déplaire à ce marché de plus en plus lucratif.

1. Les zombies existent!

The Serpent and the Rainbow

La figure du zombie puise sa source dans la religion vaudou. Dans les années ’80, l’ethnobotaniste canadien Wade Davis s’est rendu en Haïti pour enquêter sur le phénomène, et a découvert une mystérieuse poudre dont les toxines donnent l’apparence de la mort à un humain. Une fois enterrées, les victimes finissent par manquer d’oxygène au cerveau, ce qui les rend dociles aux ordres. Ce récit a été adapté au grand écran par Wes Craven, dans l’excellent film The Serpent and the Rainbow.