Les 10 comédies les plus trash

par Patrick Robert le 8 janvier 2016

En cette époque trop souvent dominée par la rectitude politique, quelques braves comédies n’hésitent pas à sortir des sentiers battus, que ce soit par leur humour décapant ou les sujets controversés qu’elles abordent. C’est définitivement le cas de ces 10 films, qui comptent parmi les plus trash jamais réalisés.

 

Mort à Smoochy (v.o. : Death to Smoochy)

Mort à Smoochy (v.o. : Death to Smoochy)

Crédit photo: Warner Bros. Pictures

 

Reconnu coupable de corruption, Rainbow Randolph (Robin Williams) perd sa populaire émission de télévision pour enfants. L’ancienne vedette déchue ne reculera devant aucune bassesse, pas même le meurtre, pour se débarrasser une fois pour toutes de son remplaçant, le rhinocéros Smoochy, dans ce film caustique qui jette un regard très adulte sur le monde du divertissement jeunesse.

 

Un sujet capital (v.o. : Citizen Ruth)

Un sujet capital (v.o. : Citizen Ruth)

Crédit photo: Miramax Films

 

À travers son personnage de Ruth, une mère indigne qui tombe à nouveau enceinte après avoir perdu la garde de ses quatre premiers enfants et qui se retrouve, bien malgré elle, au beau milieu d’un déchirant débat de société, le réalisateur Alexander Payne varlope joyeusement les pro-vies comme les pro-choix, dans cette satire mordante sur l’avortement qui prouve qu’aucun sujet n’est tabou en humour.

 

Team America, police du monde (v.o. Team America: World Police)

Team America, police du monde (v.o. Team America: World Police)

Crédit photo: Paramount Pictures

 

Les créateurs de South Park ont toujours repoussé les limites de l’humour, comme du bon goût, et Team America ne fait pas exception. De sa chanson-thème (« America, fuck yeah! »), en passant par son infâme scène où deux marionnettes désarticulées se livrent à une session de baise aux accents scatologiques, ce long-métrage propose rien de moins qu’une version sur l’acide des Sentinelles de l’air.

 

Lendemain de veille (v.o. : The Hangover)

Lendemain de veille (v.o. : The Hangover)

Crédit photo: Warner Bros. Pictures

 

Un enterrement de vie de garçon se transforme en cauchemar épique, alors qu’un groupe d’amis se réveille dans une chambre d’hôtel de Vegas avec un tigre dans la salle de bains, et aucun souvenir de leur soirée. En misant sur un humour adulte et décadent, cette comédie, qui a donné naissance à deux autre suites, s’inscrit parmi les œuvres les moins politically correct, et les plus drôles, des dernières années.

 

Commis en folie (v.o. : Clerks)

Commis en folie (v.o. : Clerks)

Crédit photo: Miramax Films

 

Un employé de club vidéo commandant des films porno devant une mère horrifiée et son enfant, un cercueil renversé lors de funérailles, et même une touche de nécrophophilie sont au menu de Commis en folie. Ne vous fiez pas à son insignifiant titre français : en plus d’introduire le duo composé de Jay et Silent Bob, ce classique a également initié le grand public à l’humour très particulier de Kevin Smith.

 

Monty Python : le sens de la vie (v.o. : Monty Python’s The Meaning of Life)

Monty Python : le sens de la vie (v.o. : Monty Python’s The Meaning of Life)

Crédit photo: Universal Pictures

 

Les Monty Python se questionnent sur le sens de la vie dans ce film à sketchs tantôt surréaliste, tantôt absurde et souvent grossier, qui présente pêle-mêle un cours de sexualité plutôt unique, une ode au sperme, des ambulanciers venant prélever le foie d’un donneur encore vivant, ou un gros dégueulasse qui s’empiffre dans un restaurant de luxe au point d’éclater dans une explosion de vomi. Bon appétit!

 

Ted

Ted

Crédit photo: Universal Pictures

 

Si certaines comédies exploitent mal leur prémisse de départ, ce n’est heureusement pas le cas de Ted. Avec son ourson en peluche mal embouché qui boit de l’alcool, consomme de la drogue, et possède une vie sexuelle bien active, le réalisateur Seth MacFarlane subvertit un symbole naïf de l’enfance, pour livrer un long-métrage grinçant qui vaut la peine d’être vu, surtout dans sa version non-censurée.

 

C’est arrivé près de chez vous

C’est arrivé près de chez vous

Crédit photo: Les Artistes Anonymes

 

Ce faux documentaire suit un tueur en série prétentieux et arrogant qui, entre deux meurtres gratuits, philosophe sur tout et rien, tandis que l’équipe de tournage devient de plus en plus mêlée aux crimes crapuleux qu’elle est censée filmer. Dans le domaine de l’humour plus noir que noir, il est difficile de faire mieux (ou pire) que le vitriolique C’est arrivé près de chez vous

 

Polyester

Polyester

Crédit photo: New Line Cinema

 

John Waters est considéré, avec raison, comme le roi du trash, et n’importe quel de ses long-métrages, de Maman ne se laisse pas marcher sur les pieds (v.o. : Serial Mom) à Pecker mériterait de figurer dans cette liste, mais Polyester, un film en « odorama » mettant en vedette Divine dans le rôle de Francine Faupas, remporte la palme haut-la-main, surtout dans sa traduction québécoise en joual. 

 

Borat : Leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan (v.o. : Borat: Cultural learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan) 

Borat

Crédit photo: 20th Century Fox

 

Alors que la majorité des comédies sont filmées dans l’environnement confiné d’un plateau de tournage, Sacha Baron Cohen fait preuve d’un culot exceptionnel en traversant les États-Unis pour piéger les gens ordinaires en se faisant passer pour un journaliste du Kazakhstan. Ne serait-ce que pour cette raison, ce film disjoncté qui cultive l’art d’aller trop loin, mérite amplement la première position.

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