10 mauvais films de bons réalisateurs

Règle générale, les plus grands réalisateurs s'imposent grâce à leur talent à nous raconter des histoires à l'aide d'une vision personnelle, d'une signature unique et de choix éclairés qui leur permettent d'accoucher d'oeuvres inspirantes.

Or, il arrive dans un parcours, que même les meilleurs puissent se tromper ou être moins dans le coup. Souvent, ces films peu convaincants résultent d'un paquet de facteurs défavorables leur coupant l'herbe sous le pied. Mais il peut aussi arriver que ceux-ci se plantent, tout simplement. Voici donc 10 mauvais (ou moins bons) films de réalisateurs accomplis et fort appréciés d'une majorité de cinéphiles.
 

1 - Zack Snyder – Sucker Punch (2011)





Il avait fait taire la plupart des mauvaises langues, alors qu'inconnu, il s'imposait avec un remake intéressant du Dawn of the Dead de George A. Romero. Sa carrière a connu un essor considérable avec son adaptation de la bande dessinée 300. Même si sa vision de Watchmen n'a pas engendré le succès escompté, Zack Snyder en a déçu plusieurs avec Sucker Punch. On garde toutefois très bon espoir quant à sa relance du superhéros Superman. Tout porte à croire que Man of Steel pourrait bien être son meilleur film.



2 - Wes Craven – My Soul to Take (2010)


 



L’initiateur de deux des plus grandes franchises du cinéma d’épouvante américain (A Nightmare on Elm Street et Scream), Wes Craven, cumule son lot de films bien ordinaires (Les violons du cœur, Un vampire à Brooklyn), mais son My Soul to Take, dont les fondements puisent justement du côté des Elm Street et Scream, livre une intrigue boiteuse digne d'un épisode de Scooby-Doo.



3 - Steven Spielberg – Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008)


 



Personnage iconographique du 7e art, Indiana Jones a marqué l'imaginaire de nombreux cinéphiles. Presque 20 ans suivant le troisième chapitre (La dernière croisade), Spielberg et Harrison Ford replongeaient dans l'univers de l'archéologue aventurier. Malheureusement, cette quatrième histoire, notamment écrite par George Lucas, amenait son lot de moments un peu trop rocambolesques. Un épisode dont on aurait pu se passer, finalement. D'ailleurs, cette jouissive parodie explique tout ce qui ne va pas dans ce film!



4 - Sam Raimi – Spider-Man 3 (2007)





Quoique son Crimewave (1985) n'était pas terrible, c'est pour Spider-Man 3 que nous jetons le blâme à Sam Raimi. Notamment pour sa vision « emo » de Peter Parker (joué par Tobey Maguire), qu'on retrouve, entre autres, dans une pénible scène s'apparentant la comédie musicale qui frise le ridicule. L'intégration de Venom était loin d'être une mauvaise idée, mais son introduction dans la série était également malhabile. Passons.



5 - Tim Burton – Planet of the Apes





Lorsqu'on apprit que c'était à Tim Burton que revenait la tâche de proposer une relecture du classique de la science-fiction La Planète des singes, sa horde de fans était curieuse de découvrir sa vision. Résultat, ce remake - la production la moins «burtonesque» du cinéaste - frôle le gâchis, tout en étant d'un ennui mortel. Du même coup, faut-il s'en étonner, en sachant que deux des scénaristes étaient responsables du pénible Superman IV.



6 - Robert Rodriguez –  Les aventures de Shark Boy et Lava Girl (2005)





Si les Spy Kids possédaient un certain charme (le premier du moins), Les aventures de Shark Boy et Lava Girl, autre proposition de Robert Rodriguez destinée à la famille et mettant en vedette Taylor Lautner (Twilight) est un échec monumental. Vraiment, on préfère Rodriguez pour ses films s'adressant aux plus grands (Machete, Planet Terror, Sin City).



7 - Brian De Palma – Mission to Mars (2000)





Je voue un culte sans borne aux œuvres issues des années 70 et 80 signées par Brian De Palma. De Carrie, en passant par Blow Out, Scarface et Les Incorruptibles, je les aime toutes, même les plus sirupeuses. Par contre, les choses ont commencé à se gâter durant les années 1990. Mais c'est depuis le tournant du nouveau millénaire, avec son gênant Mission to Mars, que je reste sur mes gardes lorsque ce dernier sort un nouveau film. Une chose est sûre, la science-fiction n'est pas son genre de prédilection.



8 - Guillermo del Toro – Mimic (1997)





Celui qu'on admire pour L'Échine du diable et Le Labyrinthe de Pan, tentait une percée en sol américain en 1997. Même si on peut y déceler quelques qualités, Mimic est la réalisation la moins convaincante du prolifique del Toro.



9 - Francis Ford Coppola – Jack (1996)





Oui, cette gentille petite comédie racontant les déboires d'un garçon de 10 ans, prisonnier dans un corps d'un homme de 40 ans (Robin Williams, un peu cabotin) provient du même réalisateur que Le Parrain, Apocalypse Now et Dracula. Ouch!



10 - David Fincher – Alien 3 (1992)





Avec ses Seven, Fight Club et The Social Network, le cinéaste Américian David Fincher s'avère l'un des réalisateurs contemporains les plus intéressants de sa génération. Qui aurait pu prédire cela, alors qu'il entamait sa carrière avec le très inégal Alien 3. On peut déjà apprécier l'esthétisme et le flair visuel du réalisateur, mais autrement, ce titre annonçait malheureusement le déclin d'une série pourtant si bien amorcée.