Les 10 pires remakes

par Patrick Robert le 6 novembre 2015

Si un long-métrage connaît du succès, on peut être assuré qu’Hollywood tentera de le refaire un jour ou l’autre. Alors que certains remakes réussissent à donner une seconde vie aux classiques, plusieurs n’arrivent même pas à la cheville du film dont ils s’inspirent. C’est le cas de ces 10 remakes, dont la principale qualité est de nous donner envie de revoir l’original.

 

La Planète des singes (v.o. : Planet of the Apes) 

La Planète des singes (v.o. : Planet of the Apes)

Crédit photo: 20th Century Fox

 

Contrairement au film de 1968, les humains tenus en esclavage par les singes ont retrouvé l’usage de la parole dans la version de 2001, et la Statue de la Liberté, à l’origine d’un moment légendaire du cinéma, est remplacée par le Lincoln Memorial. Avec son histoire d’origine bien maladroite, le remake de La Planète des singes montre que même un réalisateur de la trempe de Tim Burton peut se planter.

 

Old Boy

Old Boy

Crédit photo: Vertigo Entertainment

 

À mille lieux de la violence symbolique et exagérée d’Hollywood, chaque coup de poing fait mal dans le film du Coréen Chan wook-Park. Tout en demeurant fidèle à l’histoire originale, le Old Boy de Spike Lee perd sa saveur en s’américanisant, et même l’infâme scène où le personnage principal se taille un chemin à travers ses agresseurs à coups de marteau devient trop chorégraphiée pour être troublante. 

 

Carrie

Carrie

Crédit photo: Screen Gems

 

Dans les années ’70, à l’ombre de la révolution sexuelle, il était déjà peu commun qu’une adolescente ignore toute des menstruations, mais en modernisant le contexte de Carrie pour le transposer à l’époque de l’Internet, le remake fait de la mère et de la fille White de véritables caricatures anachroniques. Des quatre adaptations du roman de Stephen King, cette version de 2013 compte sûrement parmi les pires.

 

Les Griffes de la nuit (v.o. : A Nightmare on Elm Street)

Les Griffes de la nuit (v.o. : A Nightmare on Elm Street)

Crédit photo: Warner Bros. Pictures

 

Wes Craven ne s’est pas gêné pour déclarer publiquement qu’il n’était pas très chaud à l’idée qu’on refasse Les Griffes de la nuit, et les producteurs auraient dû l’écouter. Malgré tout le talent de Jackie Earle Haley, qui reprend le rôle de Freddy, il est encore trop tôt pour essayer de remplacer Robert Englund. Si ce remake avait été le premier film de la série, il n’aurait certainement jamais eu droit à six suites. 

 

Les Quatre fantastiques (v.o. : The Fantastic Four)

Les Quatre fantastiques (v.o. : The Fantastic Four)

Crédit photo: 20th Century Fox

 

Vous pensez que les deux longs-métrages des Quatre fantastiques lancés au milieu des années 2000 sont plutôt ordinaires? C’est probablement parce que vous n’avez pas encore vu le remake de Josh Trank. Bien que le réalisateur nous ait donné l’excellent Chroniques (v.o. : Chronicle), sa tentative pour relancer la franchise a été qualifiée par la grande majorité des critiques de tout, sauf fantastique. Ouch. 

 

Vampire, vous avez dit vampire? (v.o. : Fright Night)

Vampire, vous avez dit vampire? (v.o. : Fright Night)

Crédit photo: DreamWorks Pictures

 

Le charme du film de 1985 reposait sur le jeu du chat et de la souris entre Charley, un adolescent se butant à l’incrédulité générale, et Jerry, son voisin et vampire. Cet élément est à peu près disparu du remake de 2011. Si le réalisateur a eu la bonne idée de confier le rôle de Peter Vincent à David Tennant (Doctor Who), il fait jouer le vampire par Colin Farrell, qui ne fera peur qu’aux gens appréciant le bon cinéma.

 

L’homme de paille (v.o. : The Wicker Man)

L’homme de paille (v.o. : The Wicker Man)

Crédit photo: Warner Bros. Pictures

 

À mi-chemin entre le documentaire sur une secte païenne existant vraiment et le film d’horreur, Le Dieu d’osier (v.o. : The Wicker Man) de Robin Hardy est l’une des œuvres les plus inclassables des années ’70. Rebaptisée L'homme de paille, la version de 2006 abandonne pratiquement l’étrange culture de Summerisle, pour se restreindre à une intrigue prévisible, et une performance plutôt médiocre de Nicolas Cage.

 

La disparue (v.o. : The Vanishing)

La disparue (v.o. : The Vanishing)

Crédit photo: 20th Century Fox

 

Paru en 1988, le long-métrage néerlandais Spoorloos a rapidement obtenu un statut culte, en grande partie grâce à sa finale coup-de-poing. Mettant en vedette Kiefer Sutherland et Jeff Bridges, la version américaine diminue grandement la force du film dont il s’inspire, en lui ajoutant un « happy ending » typiquement hollywoodien qui vient tout gâcher. Le pire, c’est que le cinéaste original, George Sluizer, a également réalisé le remake

 

Poltergeist

Poltergeist

Crédit photo: 20th Century Fox

 

La maison construite sur un ancien cimetière, l’arbre menaçant, le clown lugubre : on retrouve la plupart des éléments du classique de Tobe Hooper et Steven Spielberg dans le Poltergeist de 2015, mais à part le fait que la fillette enlevée par les esprits s’adresse maintenant à ses parents à travers une télévision HD de 50 pouces, ce remake inutile n’apporte absolument rien de nouveau avec sa version édulcorée.

 

Total Recall : Mémoires programmées

Total Recall : Mémoires programmées (v.o. : Total Recall)

Crédit photo: Columbia Pictures

 

La planète Mars, les mutants, et surtout l’humour, ont complètement disparu de Total Recall : Mémoires programmées, le remake du film de Paul Verhoeven. Le réalisateur améliore peut-être le calibre des effets spéciaux, mais il transforme surtout un chef d’œuvre de la science-fiction en un drame d’espionnage prétentieux et ennuyant, où Colin Farrell nous fait regretter Arnold Schwarzenegger. C’est tout dire!

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