50 nuances de ayoye!

par François Dominic Laramée

Au cas où vous auriez été attachés dans un donjon insonorisé depuis plusieurs semaines: c’est le week-end dernier que le film basé sur le premier roman de la trilogie 50 Shades of Grey a fait son apparition sur les écrans de cinéma.

Jusqu’ici, le succès populaire du film n’a d’égal que le mépris qu’il a suscité auprès de la critique. Loin de moi l’idée de dénoncer ou d’encenser le phénomène: je me contenterai seulement de mettre en garde un certain public, peut-être un tantinet naïf, qui pourrait ressentir l’envie de reconstituer certaines des scènes du film (ou du livre) à la maison sans préparation adéquate.

C’est que les petites menottes en minou et les coups de fouet, ce n’est pas fait pour tout le monde. La preuve: le nombre de visites à l’hôpital provoquées par des « accidents » de jouets sexuels a explosé après le lancement des livres, en 2011 et 2012. Et au cas où vous vous diriez: « Oui, mais… », je vous interromps tout de suite pour ajouter que 83% de ces séjours à l’hôpital ont requis l’extraction d’objets douteux emprisonnés à des endroits où ils ne devraient pas se retrouver, y compris chez un patient de 85 ans. Ai-je besoin de vous en dire plus?

Si vous avez toujours l’intention de tenter le coup, je vous suggère de suivre les conseils des pompiers de la ville de Londres, en Angleterre. Après avoir répondu à 472 appels à l’aide aussi loufoques que gênants de la part d’amants mal pris au cours des deux dernières années, les pompiers ont récemment publié un communiqué qui recommande notamment de garder les clés de vos menottes à portée de la main et de vérifier qu’elles fonctionnent AVANT de commencer à jouer.

L’appel le plus bizarre? Un type qui s’était coincé le zwiz dans un grille-pain. On ne veut même pas savoir pourquoi.