9 questions à John Barrowman au sujet d’Arrow, Doctor Who et Torchwood

S’amenant sur la scène du Comic Con de New York dans une ambiance de carnaval, John Barrowman a commencé par demander aux organisateurs d’enlever la table et les chaises qui l’empêchaient de se déplacer à sa guise. Il a ensuite fait une vidéo de la foule pour ses parents, et le bal a commencé!

John Barrowman : Je suis vraiment très excité d’être ici. Il y a plusieurs années qu’on m’invite au Comic Con, mais c’est la première fois que mon horaire me permet d’y participer. Je ne m’attendais pas à être aussi populaire (applaudissements)! Donc, puisque je me nourris de votre énergie, on va aller tout de suite aux questions.

 

John Barrowman

Question du public : En tant que New-Yorkaise, j’aimerais savoir si vous envisagez un retour sur les planches à Broadway?

John Barrowman : Je reste ouvert à l’idée. On m’a proposé quelques pièces à Broadway et à Londres, mais pour l’instant, j’ai énormément de plaisir à travailler sur des émissions de science-fiction, ou des adaptations de bandes dessinées comme Arrow. Ça me donne aussi l’occasion de passer plus de temps avec mon mari, Scott. Il faut savoir que les acteurs de théâtre sont les gens qui travaillent le plus fort dans cette industrie, avec une prestation presque chaque soir, sans oublier les répétitions… Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour la vie de famille!

John Barrowman

Question du public : Comment Captain Jack réagirait-il s’il rencontrait le 11e Docteur?

John Barrowman : Je ne sais pas… J’ai personnellement rencontré Matt Smith à quelques reprises en dehors du travail, mais mon personnage n’a pas eu cette chance. Honnêtement, ce n’est pas le genre de question qui me préoccupe. Je sais que vous adorez les suppositions et la « fanfiction », mais j’en lis très peu personnellement. À mon avis, Jack serait sûrement intrigué, car cette nouvelle incarnation du Docteur est beaucoup plus jeune. Il y a toujours eu une sorte de tension entre David (Tennant) et mon personnage, parce que je ne lui ai jamais laissé savoir que je l’appréciais, même si le public en était pleinement conscient. Lui par contre ne s’est pas gêné pour me faire comprendre que j’étais dans l’erreur (rires)!

John Barrowman

Question du public : J’adore la manière dont vous interprétez Captain Jack. Vous semblez avoir l’esprit à la fête, et je me demandais, quel est votre party idéal?

John Barrowman : Je ne peux pas décrire mon party idéal en présence de tous ces gens (rires). La plupart l’ignorent, mais ce qui rend le rôle de Captain Jack si intéressant, ce qui a permis de le transporter dans la série Torchwood, c’est que les auteurs ont pris le soin d’observer mon comportement, ma façon de parler, et s’en sont inspirés pour écrire le personnage. Ma personnalité est vraiment très proche de celle de Jack Harkness. Je ne dis pas ça pour qu’on m’applaudisse. Au lieu de juste « faire semblant », j’injecte toujours ma propre personnalité aux rôles que je joue, parce que ça les rend crédibles, aimables, et le téléspectateur peut ainsi s’y identifier. Il y a beaucoup de John dans Jack, et beaucoup de Jack dans John (rires). Donc, mon party idéal ressemblerait énormément à celui de Captain Jack. Draguer n’importe quoi avec un code postal (rires)!

John Barrowman

Question du public : Vous avez la réputation de vous comporter de façon inappropriée avec vos collègues sur les plateaux de tournage…

John Barrowman : Corrigeons les faits tout de suite, il n’y avait absolument rien d’inapproprié, ils ont savouré chaque seconde (rires)… Ce qui est vraiment drôle, c’est que tout le monde laisse entendre que je suis le seul à faire ce genre de choses, mais non, pas du tout (rires).

John Barrowman

Question du public : Donc, ma question : de tous vos partenaires de jeu, qui embrasse le mieux?

John Barrowman : Eh bien non, ce n’est pas David Tennant : il souffre de mauvaise haleine chronique (rires). Je suis persuadé que vous ne le saviez pas (rires). Ce n’est ni la première ni la dernière fois que je l’avoue, mais la personne que j’aime le plus embrasser est Gareth David-Lloyd (applaudissements). C’est un jeune homme exceptionnel, avec qui j’ai beaucoup de plaisir à travailler. Peu importe les trucs qu’on doit tourner ensemble, il est toujours partant. Lors d’une scène de baise torride dans Torchwood, ma main se trouve dans son pantalon, la sienne dans le mien… Avant le tournage, j’ai dit à Gareth : « Pour que ce soit réaliste, je vais placer ma main sur ta cuisse, tu feras de même. On va se frotter les cuisses mutuellement, et ça donnera l’impression qu’on fait autre chose à l’écran », ce qui a d’ailleurs très bien fonctionné, n’est-ce pas (rires)? Ce que je ne pouvais pas prévoir, c’est qu’Eve (Myles) avait décidé de nous jouer un tour ce jour-là. Dès que le réalisateur criait « action », elle se mettait à haleter fort, comme une maniaque sexuelle. Il a fallu refaire la scène à plusieurs reprises à cause d’elle. Lorsqu’on a finalement réussi à se concentrer assez pour la terminer, j’ai regardé Gareth et je lui ai dit : « Ça marchait bien le truc de la jambe, non? ». Il m’a répondu : « Ce n’était pas ma jambe » (rires et applaudissements). J’adore mon travail (rires).

John Barrowman

Question du public : Quand est-ce que Captain Jack sera de retour à la télévision?

John Barrowman : Quand? Je n’en ai pas la moindre idée. Tout ce que je peux dire, c’est que si vous voulez que Torchwood revienne, le plus simple est de regarder l’émission sur BBC America pour que les cotes d’écoute soient élevées. De cette façon, les diffuseurs vont se dire : « Oh, les gens aiment vraiment cette série ». C’est le seul truc que je puisse donner. On ne sait pas si l’émission reviendra en ondes. La décision revient aux producteurs, à la BBC, mais comme je l’ai déjà dit, si elle est de retour et qu’on me demande d’y participer, je laisserai tout tomber pour jouer Jack à nouveau (applaudissements).  

Question du public : Quel est votre épisode préféré, ou votre meilleur moment dans le rôle de Jack Harkness?

John Barrowman : Je refuse de répondre à cette question. Si je nomme un épisode ou un moment précis, ça va me coller à la peau pour le restant de mes jours, et je ne pourrai plus jamais en choisir un autre. Par contre, ce qui m’a marqué dans Doctor Who, c’est les scènes où David et moi devions fuir (rires). Oh mon Dieu, c’était horrible (rires). Comme nous sommes tous deux pas mal compétitifs, chacune de ces scènes se transformait en course pour savoir qui arriverait le premier. Le problème, c’est que David portait des Converse, et moi des bottes d’armées (rires). Il filait comme une flèche, tandis que je traînais lourdement derrière lui (rires). Après quelques prises, avec le réalisateur qui nous disait sans cesse d’augmenter la cadence, on se retrouvait tous les deux complètement à bout de souffle. Je n’oublierai jamais ces moments!

John Barrowman

Question du public : Jack Harkness est natif du 51e siècle. Pensez-vous qu’il vous faudra aussi longtemps pour que les mentalités changent, et que les gens ne soient plus jugés d’après leur orientation sexuelle?

John Barrowman : Lors de la première saison de Torchwood, une phrase que Russell a écrite pour mon personnage m’a frappé. Captain Jack dit : « Le 21e siècle est le moment où tout a changé, et vous êtes mieux d’être prêts ». Ça se passait dans un univers parallèle, mais nous sommes actuellement au 21e siècle, et tout est en train de changer. On défonce présentement les murs de la religion catholique afin d’obtenir plus d’égalité (applaudissements). Je pense que Russell voulait illustrer les changements de notre époque. Les conjoints de même sexe peuvent se marier maintenant, du moins dans certains États, parce que le combat n’est pas encore terminé, mais c’est fantastique de n’avoir pas eu à attendre jusqu’au 51e siècle pour que ça se produise. Ce n’est pas seulement les pionniers qui ont ouvert la voie et sont battus dans les années ’50, ‘60 et ’70 qu’il faut remercier, mais aussi la jeune génération d’aujourd’hui. Vous savez pourquoi? Parce que les jeunes de moins de 25 ans n’en ont rien à foutre que vous soyez homosexuel ou hétérosexuel.

John Barrowman

Question du public : S’il y avait une nouvelle saison de Torchwood, qu’aimeriez-vous y voir?

John Barrowman : Si j’avais le contrôle de l’émission, ce qui n’arrivera probablement jamais, ma sœur et moi avons écrit un très bon roman continuant les aventures de Jack Harkness, qui s’intitule Exodus Code, et qui raconte ce qui arrive à Jack après les événements de Miracle Day. Il y a assez de matériel là-dedans pour une série de huit à dix épisodes. Ça serait vraiment fantastique de pouvoir convaincre les producteurs de l’adapter à l’écran. J’ignore ce qui va arriver avec Torchwood, mais j’aimerais beaucoup pouvoir filmer cette histoire.