Box-office nord-américain : la glissade se poursuit…

Source : Andreas Praefcke

Salle de cinémaA première vue, quand on regarde les chiffres, les nouvelles ne sont pas mauvaises. Pour la période estivale qui, en terme hollywoodien, s’étend de début mai jusqu’à la fête du travail et représente autour de 40% des revenus annuels de l’industrie, on estime que les recettes ont augmentées par rapport à l’an dernier. On parle ici d’une augmentation de moins de 1% (mais c’est une augmentation quand même…) pour des revenus évalués à $4,38 milliards pour le marché domestique (Canada, USA).

Le problème, c’est que ça ne veut pas dire qu’il y a plus de spectateurs dans les salles. En fait, il y en a moins. 543 millions de personnes ont fréquenté les salles obscures au cours de la période estivale. C’est le plus faible niveau de fréquentation enregistré depuis 1997. L’augmentation des revenus s’explique par une hausse du prix des billets, particulièrement pour les films en 3D.

Il y a tout de même eu des succès incontestables. La finale de Harry Potter a rapporté $375 millions aux guichets nord-américains, The Hangover Part II, $254 millions et Transformers: Dark of the Moon $350 millions.

Des résultats qui mettent en lumière l’importance des marchés étrangers, particulièrement la Chine et la Russie. Le 4e volet de Pirates des Caraïbes, par exemple, a rapporté $70 millions de dollars de moins que le 3e de la série en Amérique du nord mais $145 millions de plus outre-mer.

Les grands studios vont devoir s’adapter au caractère changeant des cinéphiles. On se rappellera de l’été 2011 comme celui où deux méga-productions grand public (Cowboys and Aliens et Green Lantern) se sont plantées au box-office, alors qu’une comédie avec une distribution presque exclusivement féminine (Bridesmaids) et deux films destinés à un public adulte (The Help et Midnight in Paris) ont été de gros succès.

 

(Sources : themarysue.com, nytimes.com)