Cadillac ATS 2013

Les stylistes ont respecté les crédos de design "Arts & Science" propres à Cadillac.

La première fois que j'ai pris le volant de cette Cadillac, c'était en août 2012, dans le cadre de sa présentation officielle qui s'est déroulée dans la région d'Atlanta en Géorgie. Bien entendu, les voitures avaient été bichonnées et préparées afin qu'elles soient impeccables tandis que le parcours choisi était lisse comme un billard. Rien de mal là-dedans puisque tous les constructeurs le font. En plus, j'avais eu l'opportunité de faire quelques tours de piste sur un circuit routier pour mettre à l'épreuve les capacités sportives de cette voiture.

Voilà maintenant que j'ai une seconde occasion de prendre le volant de l’ATS. Cette fois, elle doit affronter les routes bosselées du Québec et une température automnale plutôt moche. En outre, le véhicule qui m’a été confié a été conduit par plusieurs journalistes automobiles qui ne ménagent généralement pas les voitures qui leur sont prêtées...

Mon premier essai m’avait enthousiasmé alors que j'avais apprécié le comportement routier très relevé de l’ATS en raison d'une suspension bien calibrée et d'une plateforme ultrarigide. Si l’on ajoute à cela une silhouette équilibrée et un habitacle confortable, pas surprenant que mon évaluation ait été positive. Voyons donc quelle sera la conclusion de ce deuxième essai.

 

Des éléments connus


Peu importe l'endroit et la saison du test, des éléments comme la silhouette, le design de l'habitacle et le confort des sièges ne varient pas. Comme lors de mon premier essai, j'ai trouvé que la silhouette était équilibrée et élégante. Par contre, je crois qu'il lui manque un petit quelque chose en fait d'audace qui nous permettrait de la remarquer davantage. En général, les plus petits modèles des constructeurs sont ceux qui ont le plus de punch visuel. Malgré ce léger bémol, c'est une berline aux formes agréables et dont l’image devrait bien vieillir. Bien entendu, on a conservé les angles équarris, les phares avant verticaux et les autres éléments inspirés des avions furtifs américains qui sont caractéristiques de la philosophie « Art & Science » utilisé pour la première fois sur la CTS.

L'habitacle est également réussi au chapitre du design. Le tableau de bord est moderne et l'agencement des différents matériaux et des formes est harmonieux. De plus, la plupart des commandes sont très intuitives et chacune d'entre elles est bien identifiée. Toutefois, les stylistes ont fait appel à un plastique luisant noir qui laisse voir très facilement les empreintes des doigts. Il serait sage de conserver un linge en microfibres dans la voiture afin d’astiquer la planche de bord de temps à autre. Aussi, plusieurs de ces commandes sont de type à effleurement et ne répondent pas toujours si vous portez des gants par exemple. Plusieurs de mes collègues ont émis des réserves quant au système de gestion électronique CUE qui permet de gérer la plupart des éléments de la voiture tant au chapitre de la climatisation, du système d’infodivertissement que de la navigation et de bien d’autres éléments. Je ne suis pas tellement doué pour ce genre de choses, mais cette fois, je n’ai pas eu de difficultés majeures à naviguer dans cet univers.

L'habitabilité de cette voiture est dans la bonne moyenne, sans plus. Par rapport à ses concurrents, elle peut céder quelques millimètres en hauteur ou en largeur. Et même les places arrière ne sont pas réservées à des gens de petite taille! Quant au coffre à bagages, il pourrait être plus large, mais sa profondeur compense.

 

Rigidité impressionnante


Il est certain que l'équipe qui a eu pour mission de concevoir cette nouvelle voiture devait avoir en mémoire les cuisants échecs de Cadillac dans la catégorie des compactes de luxe. Les plus vieux d'entre vous se souviennent de la désolante Cimarron tandis que la Catera, plus récente, n'a pas été un succès non plus.

Pour pouvoir être en mesure de se confronter aux meilleures berlines allemandes, par exemple, on a fait appel à une nouvelle plateforme dont Cadillac a l’exclusivité pour le moment. Celle-ci est très rigide et on y a greffé des éléments de suspension en aluminium à l'avant, et la suspension arrière est la première composée de cinq liens à être utilisée dans une voiture de cette marque. Comme le veut la tendance actuelle, la servodirection est à assistance électrique. Ce mécanisme est plus léger et permet d'économiser du carburant en plus d'être plus simple sur le plan mécanique.

Mon véhicule d'essai était propulsé par le moteur V6 3,6 litres de 321 chevaux et 275 lb-pi de couple. Il est associé à une boite automatique à six rapports et ce modèle était également doté de la transmission intégrale. Si vous êtes un inconditionnel de la boite de vitesse manuelle, celle-ci est uniquement disponible avec le quatre cylindres 2,0 litres turbo d'une puissance de 272 chevaux et 260 lb-pi de couple.

Pour compléter cette visite technique de la voiture, les ingénieurs de Cadillac ont choisi Brembo en tant que fournisseur du système de freinage. Soulignons au passage le régulateur de vitesse adaptatif mais j’aurais apprécié sur notre voiture d’essai le détecteur de présence latérale qui est offert en option.

 

Amenez-en des courbes!


L’ATS m’avait fait une excellente impression lors de ma prise en main initiale. Cette fois, les résultats sont encore plus positifs même si les conditions d’essai étaient moins favorables. En tout premier lieu, le V6 ne craint pas les régimes élevés et la courbe de puissance est linéaire. Ce moteur pourrait avoir été développé par Honda qu’on ne saurait voir la différence. De très bonnes notes également pour la boite automatique.

En raison de la rigidité de la plateforme, cette Cadillac ne craint pas les virages. La voiture est généralement neutre tandis que la précision de la direction permet de très bien positionner la bagnole dans une courbe. Quant aux freins Brembo, ils sont à la hauteur de la réputation de la marque. Ajoutons que les sièges offrent un bon support latéral en conduite rapide.

Somme toute, cette Cadillac est une réussite. Elle possède tous les atouts pour se mesurer sans complexe avec les meilleures allemandes qui dominaient cette catégorie jusqu’à ce jour. Elles devront dorénavant se méfier de la nouvelle ATS.

Fiche d'évaluation

Modèle à l'essai

Cadillac ATS 3.6 V6 TI 2013

Fourchette de prix

37140 à 48605$

Prix du modèle à l'essai

48155$

Garantie de base

4 ans / 80 000 km

Garantie du groupe motopropulseur

5 ans / 160 000 km

Options

Système CUE

Concurrents

Acura TL, Audi A4, BMW Série 3, Infiniti G, Lexus IS, Lincoln MKZ, Mercedes-Benz Classe C, Volvo S60

Points forts

Excellente tenue de route
Finition impeccable
Moteur V6
Rouage intégral efficace
Rapport qualité prix

Points faibles

Silhouette un peu trop discrète
Système CUE jugé complexe par certains
Tableau de bord retient trop facilement les traces de doigts
Fiabilité à déterminer

Fiche d'appréciation

Consommation

80.0 %

Valeur subjective

90.0 %

Esthétique

80.0 %

Confort

90.0 %

Performance

90.0 %

Apréciation générale

90.0 %