La combustion humaine spontanée démystifiée

par Véronique Champagne - 37e AVENUE
Combustion humaine spontanée

Les cas de combustion humaine spontanée peuplent depuis des décennies les livres sur les phénomènes inexpliqués. De quoi s’agit-il, exactement?

 

La première combustion spontanée à avoir été recensée s’est passée en 1663, et s’est déroulée exactement comme tous les 200 autres cas répertoriés: une personne, ici une femme qui dormait, a pris en feu sans être exposée (en apparence) à une source de chaleur pouvant expliquer le phénomène. De son corps ne restaient que des cendres… et des extrémités proprement dites intactes. Pourtant, tout autour, rien de calciné et un environnement immédiat à peine noirci.

 

Si on laisse de côté toute implication divine ou satanique, pour qu’il y ait combustion, il doit y avoir deux éléments : une chaleur extrême et un combustible. Bien que la science ne « croit » pas à la combustion spontanée, certains scientifiques ont avancé par le passé diverses théories, notamment une trop grande quantité d’alcool dans le corps, une accumulation de méthane dans l’estomac ou une concentration élevée d’électricité statique à l’intérieur du corps.

 

Les autres pensent que ces cas de combustion spontanée seraient soit le destin de fumeurs au sommeil particulièrement profond qui auraient oublié d’éteindre leurs pipe, cigare ou cigarette avant de rencontrer Morphée, soit les victimes de meurtres sordides. Quant à l’aspect circonscrit du brasier, il impliquerait le phénomène de l’effet de mèche.

 

Attention aux âmes sensibles, l’explication suit. Le corps aurait la fabuleuse capacité de se transformer en véritable bougie humaine. Une cigarette sur un pyjama enduit de trop de parfum, par exemple, enflammerait le tissu, un peu comme la mèche d’une chandelle. Ensuite, la graisse du corps serait consumée de la même façon que la cire d’une bougie: lentement, continuellement, pendant des heures et des heures… jusqu’à ce qu’il n’en reste absolument rien sauf les extrémités trop maigrichonnes pour nourrir le brasier en graisse.

 

Sur ce, bon appétit.