ComicCon de Montréal : Questions et réponses avec Gillian Anderson

Gillian Anderson a conquis le cœur de millions de téléspectateurs avec son interprétation de l’agente Dana Scully dans la série télévisée The X-Files. Elle était de passage au ComicCon de Montréal pour répondre aux questions de ses nombreux fans, et si vous avez manqué l’événement, en voici un large extrait.
 
Qu’est-ce qui vous a inspirée à devenir actrice?
 
Gillian Anderson : Je l’ignore (rires). Sincèrement, je n’en ai pas la moindre idée (rires). Je ne me souviens pas du moment où j’ai décidé de devenir actrice. Je me rappelle ma première audition à l’âge de douze ans pour un rôle dans une pièce de théâtre, mais j’ignore ce qui m’avait donné l’envie d’auditionner. J’ai la vague impression d’avoir vu l’annonce pour cette audition dans un journal, mais c’est impossible, je ne lisais pas les journaux à cet âge. C’est flou dans ma mémoire. Je pense que je suis née avec l’envie de jouer. J’adore ce métier, et ça tombe bien, puisque c’est pas mal la seule chose que je sache faire (rires).
 
Gillian Anderson
 
À la fin des années ’90, vous avez prêté votre voix à un dessin animé intitulé ReBoot. Pouvez-vous nous en parler?
 
Gillian Anderson : J’ai participé aux Simpsons aussi, et on vient tout juste de me proposer de faire une voix dans Robot Chicken… Je pense d’ailleurs que je vais accepter (applaudissements). Je dois avouer qu’il ne se passe pas grand-chose de spécial en studio lorsqu’on double de l’animation. On est souvent seuls devant un microphone. Parfois, l’animation est projetée sur un écran, mais ce n’est pas toujours le cas. La plupart du temps, il n’arrive rien de mémorable. J’aimerais beaucoup me rappeler d’une anecdote, ou des gens avec qui j’ai travaillé, mais honnêtement, je ne me souviens plus du tout de ReBoot (rires). On a probablement eu beaucoup de plaisir ensemble (rires).
 
Gillian Anderson
 
Quels sont vos souvenirs du début du tournage des X-Files?
 
Gillian Anderson : On m’a annoncé que j’avais le rôle un jeudi, et le samedi, je m’envolais à Vancouver pour tourner le pilote. Je suis finalement restée là-bas trois semaines, je pense. J’étais très excitée, je n’avais jamais rencontré David (Duchovny) auparavant. Je le trouvais mignon (rires), mais je ne connaissais pas beaucoup son travail à l’époque. Le tournage a été intense, un vrai tourbillon! Je n’avais jamais travaillé sur ce genre d’émission. Il y avait beaucoup de noms à apprendre, beaucoup d’effets spéciaux. C’était assez ardu. Le travail requis pour réaliser ce type d’émission était beaucoup plus imposant que ce que j’avais imaginé. Je me sentais un peu dépassée par les événements, mais j’ai réussi à bien le cacher. 
 
Est-ce qu’il y aura un autre long-métrage des X-Files (applaudissements nourris)?
 
Gillian Anderson : Je ne sais pas. J’aimerais vraiment pouvoir vous donner une réponse, mais je l’ignore. Je suis persuadée qu’un jour, ça va finir par arriver, mais honnêtement, je n’ai pas plus de détails en ce moment.
 
Gillian Anderson
 
Je présume que vous avez votre mot à dire sur un éventuel film des X-Files… Que voudriez-vous y voir?
 
Gillian Anderson : À la fin du tournage du dernier long-métrage des X-Files, j’ai eu plusieurs bonnes idées pour un troisième film. J’en ai discuté avec Chris (Carter), mais euh… je ne me rappelle plus d’aucune d’entre elles en ce moment (rires). Je ne me suis jamais beaucoup impliquée dans l’écriture des X-Files durant toutes ces années, mais plus que jamais, il y a un esprit de collaboration entre nous. Tout le monde est très ouvert aux idées que je propose, mais je n’ai jamais lu quelque chose qui m’a fait dire « Scully ne ferait jamais ça », ou « J’ai une bien meilleure idée ». Je me contente de lire le scénario, et d’y ajouter mes suggestions et mes remarques. Ils n’ont pas besoin de moi pour écrire les histoires. J’ai bien eu quelques idées autour de la fin du monde de 2012, mais je pense qu’il est un peu trop tard pour les réaliser maintenant (rires).
 
Gillian Anderson
 
J’ai vu des photos de vous à l’âge de 19 ans, et vous aviez un look punk. Comment êtes-vous passée de cet esprit de rébellion à celui d’une icône de la culture populaire?  
 
Gillian Anderson : On ne perd jamais l’esprit rebelle. J’ai l’impression que je dois faire attention à tous les jours pour que ce côté de ma personnalité ne remonte pas trop à la surface (rires). Je suis définitivement encore punk dans mon cœur. Je pense que ces deux tendances peuvent cohabiter. Pendant longtemps, mon esprit de rébellion s’est manifesté à travers mon apparence physique, mais porter des souliers pointus noirs, un anneau dans le nez et se raser le crâne ne sont pas les meilleurs moyens de mener une existence productive, surtout pour une actrice. J’ai aussi découvert avec le temps que j’aspire à une vie paisible, et que je suis préoccupée par le sort de mon prochain. J’essaie surtout de créer une impression positive maintenant. 
 
ComicCon de Montréal 2013
 
Pouvez-vous parler davantage des causes dans lesquelles vous vous impliquez?
 
Gillian Anderson : Je supporte plusieurs causes, mais je travaille principalement auprès de SA-YES (South African Youth Education for Sustainability), une organisation que j’ai mise sur pied avec l’aide d’une des mes bonnes amies, une femme qui est née en Angleterre mais qui vit maintenant en Afrique du Sud. Elle a créé un programme de mentorat auprès des jeunes défavorisés qui sont à la charge de l’État. Quelques années avant qu’ils ne quittent le foyer d’accueil gouvernemental, l’organisation les jumèle avec un mentor. Ils ont ainsi accès à un adulte responsable qui les appuie dans leurs démarches pour trouver un emploi, un appartement, faire application à l’Université, ou simplement discuter de leurs problèmes. Comme il s’agit souvent de jeunes provenant de la rue, ils n’ont pas eu droit à ce genre de soutien de la part de leurs parents. Le programme a servi de modèles à d’autres initiatives du genre à travers la planète, mais on cherche continuellement du financement. Présentement, 45 jeunes bénéficient d’un mentor par le biais de ce programme, et notre taux de réussite est très élevé.
 
 
Vous jouez un détective dans la série The Fall. Diriez-vous que vos personnages de Dana Scully et de Stella Gibson se ressemblent?
 
Gillian Anderson : Je les trouve personnellement très différentes. Elles ne partagent pas beaucoup de points communs, à part le fait qu’elles soient toutes deux des femmes indépendantes, et des professionnelles qui excellent dans leur travail. Stella est un peu comme une île, ce que j’apprécie chez elle. Elle est difficile d’approche, contrairement à Scully. Scully était plutôt innocente, et naïve sur plusieurs points. Elle était un peu coincée, alors que Stella ne l’est définitivement pas. J’ai l’impression qu’elles ont des personnalités très différentes. 
 
Gillian Anderson
 
Pouvez-vous parler de votre expérience sur le tournage du film I’ll Follow You Down
 
Gillian Anderson : Je suis très emballée par I’ll Follow You Down. Je suis heureuse que le réalisateur Richie Mehta m’ait invitée à participer à ce projet. Il vient de lancer l’un des films indiens les plus extraordinaires, intitulé Siddharth. J’espère qu’il recevra toute l’attention qu’il mérite, parce que c’est un réalisateur bourré de talent. J’ai eu le plaisir de jouer avec Haley Joel Osment, Victor Garber et Rufus Sewell dans I’ll Follow You Down… On m’a proposé le rôle, et le scénario m’a tout de suite accrochée. Il y a un élément dans cette histoire, je ne suis pas certaine que je puisse en parler sans trop vendre la mèche, mais c’est venu me chercher personnellement. Je suis très fière du résultat.

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