ComicCon de Montréal : Questions et réponses avec James Marsters

James Marsters a joué dans les séries de télévision Smallville, Torchwood et Caprica (pour ne nommer que celles-là), mais les fans réunis au ComicCon de Montréal pour une session de questions et réponses voulaient surtout l’interroger sur son populaire personnage de Spike dans Buffy contre les vampires.

Est-ce que tu aimes participer à des conventions comme le ComicCon?

JM - La première fois que j’ai participé à une telle convention, je pense que c’était en 1972… J’avais la peau bleue, un pistolet laser et un afro blond, j’étais magnifique (rires)! Tout le monde se moquait de nous, mais on a quand même pris le contrôle d’Hollywood (applaudissements dans la salle)!

James Marters

Quand tu as auditionné pour la série Buffy, est-ce que tu voulais jouer Spike ou un autre rôle?

JM - Spike (applaudissements)! Je voulais absolument interpréter Spike. J’ai même joué des mauvais tours aux autres acteurs qui auditionnaient pour le rôle afin de les déconcentrer… Je pense que c’est le meilleur rôle que j’ai eu jusqu’à maintenant.

Comment te prépares-tu à interpréter un personnage qui n’existe pas, comme un vampire?

JM - Pour moi, c’est une question d’instinct. J’accroche habituellement beaucoup au texte et dans le cas de Buffy, c’est tellement bien écrit que ça venait tout seul. J’ai poussé mon jeu un peu plus loin, en ajoutant au personnage le plaisir qu’il ressent à tuer de nombreuses personnes. Le plaisir est une partie importante du travail du comédien. On ne nous paye pas pour nous voir travailler, mais bien pour jouer. Le mot le dit. Il est donc important de s’amuser.

Au fil des saisons, le personnage de Spike a changé. Dirais-tu qu’il s’est adouci?

JM - En ce qui me concerne, je n’ai jamais vraiment vu la différence. J’ai toujours injecté beaucoup d’amour dans le rôle… Au début, c’était davantage la luxure qui prédominait dans mon jeu, parce que la chasse du vampire pour sa proie est très sexuelle, mais avec le temps, j’ai modifié le ton un peu et réussi à trouver plus d’équilibre dans l’interprétation.

James Marters

Que penses-tu du succès de Spike?

JM - J’ai été surpris, tout comme Joss Whedon, qui avait écrit sa mort pour la première saison. Joss n’aime pas les vampires. Il pense qu’ils doivent être laids, violents, repoussants, et Spike devait être une métaphore de tous les problèmes qu’on rencontre à l’adolescence. À chaque année, il me disait “je me fous que les fans t’adorent, je ne sais pas quoi faire avec ton personnage, cette année tu vas mourir! Mourir! Mourir!”. Alors je me cachais dans ma roulotte pour qu’il m’oublie, et ça a marché un bon petit moment (rires).

Quel est ton épisode préféré de Buffy?

JM - Je dois avouer que c’est l’épisode musical, parce que nous étions tous terrifiés de chanter. Habituellement, on laisse le scénario dans ma roulotte, mais cette fois-là, c’était une simple cassette, avec Joss qui chantait et sa femme qui l’accompagnait au piano, et c’était… vraiment mauvais. On a tous pensé que Joss était devenu fou ou s’était mis à prendre de la drogue, mais après avoir tourné la moitié de l’épisode, on s’est rendus compte que ça marchait… J’en suis très fier…

Il y a déjà eu un long-métrage de Buffy. Aimerais-tu jouer dans un nouveau film?

JM - C’est certain, mais à la fin de la série, on surnommait Sarah (Michelle Gellar) Buffy la tueuse brûlée, parce que les tournages étaient très exigeants, on n’avait plus de fins de semaines, on avait plus de vie… Quand son contrat s’est terminé, Sarah a dit qu’elle s’en allait dormir pour les cinq prochaines années. Alors oui, j’aimerais beaucoup jouer dans un film, mais je crains qu’il ne faille trouver une autre Buffy…

James Marters

Penses-tu que les vampires ont beaucoup changé à l’écran depuis?

JM - Ils sont généralement plus gentils aujourd’hui (rires)… Chaque génération a sa propre vision du vampire, et on dirait que celle-ci veut des vampires plus romantiques que ceux qu’on retrouvait dans Buffy

Quelle est la chose la plus étrange qu’une groupie t’ait faite?

JM - Dans une convention il y a quelques années, une vieille dame de 70 ans est venue près de moi pour me pincer les fesses… C’était vraiment très étrange…