Comment échouer sa vie en volant un téléphone

Il était une fois un gars qui avait décidé d’aller voler un téléphone cellulaire dans un hôpital. Déjà, ça part mal: dans la catégorie «gros pas bon», difficile d’imaginer mieux qu’un voleur de téléphones qui s’attaque à des personnes malades. 

Mais il y a pire. Parce que figurez-vous que, pour une raison qu’on ne peut même pas essayer de comprendre, le gars en question a choisi d’aller commettre son larcin non pas dans la salle d’attente ou dans les bureaux des médecins, où il aurait pu trouver des téléphones en quantités considérables et des victimes sûrement trop occupées et/ou stressées pour remarquer son geste, mais plutôt dans l’unité de quarantaine de l’hôpital. Vous savez, là où l’on garde les patients extraordinairement contagieux? Oui, c’est ça.
 
Notre voleur s’est donc emparé, vous l’aurez deviné, d’un téléphone hautement contaminé. Évidemment, peu de temps après, il s’est mis à se sentir un peu mal, genre... Alors, il est retourné au même hôpital pour se faire traiter. Ouais.
 
Le punch: l’histoire se déroule en Ouganda, et la maladie que le voleur a contractée en se frottant la face avec le téléphone de sa victime, c’est la fièvre hémorragique Ebola, l’une des infections les plus terrifiantes jamais découvertes sur Terre. Vous savez, la maladie dont les symptômes consistent essentiellement à saigner des yeux et à exploser de partout? Celle-là.
 
L’histoire ne dit pas si le voleur a survécu. Mais ce qu’on sait, c’est que le téléphone valait moins de 25$.
 
Une bonne main d’applaudissements lents, s’il vous plaît!