Critique: Fire Emblem Awakening

par François Dominic Laramée le 25 février 2013

Éditeur: Nintendo
Développeur: Intelligent Systems
Plate-forme testée: Nintendo 3DS
Site officiel: http://fireemblem.nintendo.com/
Cote ESRB: T (adolescents)
Prix: 40$

 
Fire Emblem Awakening est un jeu de rôles japonais basé sur un système de combat tactique: plutôt que d’appuyer sur des boutons pour déclencher les attaques et les défenses de nos personnages, on se contente plutôt de les placer sur le champ de bataille, de choisir leurs armes et sorts magiques en fonction des forces et des faiblesses de leurs adversaires immédiats, et de laisser les duels se dérouler automatiquement. Puisqu’une bataille de Fire Emblem Awakening peut réunir jusqu’à une vingtaine de héros et d’ennemis de classes et de niveaux très variés, on peut comparer le jeu à un croisement entre les échecs, les combats de figurines de Donjons et Dragons et un RPG classique. Le mélange n’est pas piqué des vers.
 
Le système de combat repose aussi sur la collaboration entre les membres de notre équipe. Un personnage adjacent à un combat accorde un bonus à celui qui l’entreprend; plus la relation entre les deux héros est forte, plus ce bonus devient intéressant. Or, pour développer les liens entre les héros, il faut non seulement les faire travailler ensemble sur le champ de bataille, mais aussi leur offrir l’occasion de parler entre les combats... Ce qui ajoute à la quantité déjà astronomique de dialogues dans le jeu. Amateurs de jeux muets, soyez-en avertis!
 
Enfin, pour avoir du succès, il vous faudra apprendre à maîtriser les caractéristiques physiques des champs de bataille: forêts et forteresses où placer vos unités vulnérables, passages étroits où installer vos brutes pour empêcher l’ennemi d’attaquer vos mages et vos guérisseurs, etc. Parce que le niveau de difficulté des batailles augmente assez rapidement: si les premiers chapitres n’offrent que peu de défis, il ne sera pas question de bêtement foncer dans le tas avec n’importe qui lorsque les choses se corseront. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un jeu tactique et qu’il est impossible de se fier à son habileté manuelle pour se sortir d’un piège dans lequel on a foncé tête première.
 
Sachez cependant que, compte tenu du nombre de personnages impliqués et de la réflexion qu’exige la tactique, certaines batailles peuvent être assez longues. On peut assez facilement étirer quelques chapitres sur une soirée entière en jouant devant la télévision: un petit combat ici et là en écoutant une émission d’une oreille distraite n’est pas une mauvaise idée!
 
Et une mise en garde: n’utilisez le mode «Autocombat» sous aucun prétexte. D’abord parce qu’automatiser les décisions tactiques dans un jeu de combat tactique signifie laisser la machine jouer toute seule, ce qui n’a pas beaucoup de sens. Mais aussi parce que l’intelligence artificielle qui vous remplace prend des décisions misérables. La seule fois où je me suis risqué à tester la fonction Autocombat, le système s’est empressé de prendre l’un des deux seuls personnages qui ne peuvent pas mourir sans mettre fin à la partie et de le précipiter sur le chef des ennemis, qui était en pleine santé et entouré de tous ses gardes. Et ça, sans la moindre assistance du reste de «mon» escouade, qui restait béatement à ne rien faire à six cases de là. Pas brillant, brillant...
 

Le bon

 
Système de combat tactique à point.
Système d’entraide entre personnages tout à fait efficace.
Scénario accrocheur.
Musique et animation de classe mondiale.
 

Le moins bon

 
L’intelligence artificielle du mode «autocombat» est misérable.
Les voix se résument le plus souvent à des onomatopées qui dérangent.
 

Le verdict

 
Un très bon divertissement d’un genre sous-exploité. 
 
Note: A