Cyberattaque contre le site du tribunal qui a jugé les membres de Pussy Riot

Ce n’était qu’une question de temps. La sentence de deux ans de prison contre les 3 membres de Pussy Riot pour leur ‘prière punk’ contre Vladimir Poutine suscite la grogne de divers groupes de défenses de la liberté d’expression partout dans le monde. Les pirates, qui depuis toujours s’en prennent aux institutions et entreprises qui limitent les libertés, n’allaient pas fermer les yeux sur la décision du tribunal contre les filles de Pussy Riot.

Pendant quelques heures, mardi, le site web du tribunal a été victime d’une cyberattaque. Des slogans ("La pratique judiciaire, elle ne peut pas être pire" et "La bande de voleurs de Poutine pille le pays ! Réveillez-vous, camarades !") ont été mis en évidence sur la page d’accueil. 
 
Selon une journaliste de l’AFP qui a eu le temps de voir les images avant qu’elles ne soient retirées, les pirates ont également affiché «Une vidéo provocante du chanteur homosexuel bulgare Azis, des images tournant en dérision le système judiciaire russe de même qu'une nouvelle chanson du groupe Pussy Riot, intitulée ‘’Putin lights up the fires’’ [Poutine met le feu]». 
 
Pour l’instant l’identité des pirates reste un mystère, mais le porte-parole du tribunal a confirmé que le site avait bel et bien été victime d’une cyberattaque pendant quelques heures. 
 
Vu les passions provoquées par cette décision, on peut croire que les pirates n’ont pas dit leur dernier mot. 
 
Source : lemonde.fr,  20minutes.fr, AFP