Des livres électroniques qui ne sont que du pourriel déguisé

Il semble que la popularité du livre électronique, et tout particulièrement celle des outils permettant à n’importe qui de publier des livres pour le Kindle d’Amazon sans effort, ait attiré l’attention de nombreux indésirables.

Selon un article de Reuters, il s’est publié 2,8 millions de “livres non traditionnels” (surtout des livres électroniques) en 2010, comparativement à 316 000 livres ordinaires. Une hausse faramineuse quand on considère qu’il n’y avait que 33 000 livres non traditionnels sur le marché en 2002. Mais de ce nombre, il y a des tonnes de “livres” électroniques qui ne contiennent que du pourriel, du contenu glané ici et là sur le Web, et/ou du matériel plagié. Certains casse-pieds en profitent même pour publier la même chnoutte sous plusieurs titres différents, dans le but de soutirer des sous aux acheteurs peu méfiants; d’ailleurs, il existe maintenant des outils permettant de “publier” plusieurs livres par jour sans écrire un mot, rien qu’en compilant du contenu publié par d’autres.

Et bien sûr, plus il y a un grand nombre de ces faux livres, plus les vrais livres sont difficiles à trouver dans le lot.

Certes, il peut être très utile de compiler du contenu écrit par d’autres et publié librement, histoire de sauver du temps de recherche à ceux qui ont des besoins bien précis. Mais dans la plupart des cas, ce n’est pas de cela qu’il est question ici: on parle plutôt de vol de propriété intellectuelle ou d’escroquerie.

Amazon a du pain sur la planche; les spammeurs ne nous laisseront jamais tranquilles…