Des parcomètres plus chers pour les véhicules polluants

par François Dominic Laramée le 7 mai 2014

La ville de Madrid, en Espagne, affiche régulièrement des taux d’oxydes nitriques dans l’air ambiant qui dépassent 5 fois la limite recommandée par l’Union européenne. Les autorités de la ville ont donc décidé de prendre les grands moyens pour combattre la pollution urbaine: à compter du 1er juillet, les parcomètres de la ville exigeront des tarifs modulés en fonction des émissions toxiques des véhicules qui se stationneront devant eux.

Ainsi, un véhicule électrique pourra stationner gratuitement, tandis qu’une voiture hybride aura droit à un rabais de 20% sur le prix régulier. Par contre, un vieux tacot au diesel qui date de 2001 verra sa facture gonfler d’une surtaxe de 20%. En tout, environ un quart des conducteurs devront payer un peu plus qu’actuellement.

Difficile d’être contre la vertu, quoique les véhicules les plus polluants ont tendance à être les plus vieux et à appartenir aux plus pauvres ou aux plus jeunes, ce qui risque d’avoir un effet pervers. D’autant plus qu’une autre mesure qui sera implantée au même moment risque d’amplifier le problème: les parcomètres pourront aussi augmenter ou baisser leurs prix en fonction du nombre de places libres qui restent sur la rue. Ainsi, les dernières places sur les rues achalandées coûteront plus cher, ce qui pourrait inciter les conducteurs moins riches à aller se stationner plus loin des endroits convoités. Dans un pays où le taux de chômage atteint des sommets effarants, je ne suis pas certain que cette mesure sera très bien reçue…

Source: The Guardian