En cas d’accident avec une auto-robot, qui est responsable?

Personne ne semble le savoir, ce qui embête drôlement les manufacturiers.

Au Québec, le système d’assurance-automobile limite la responsabilité des conducteurs impliqués dans des accidents, mais c’est loin d’être la norme ailleurs en Amérique du Nord. Or, si jamais votre voiture qui se conduit toute seule devait subir une défaillance et emboutir un autre véhicule à un feu rouge, qui devrait payer pour les dégâts? Vous? Le manufacturier qui vous aurait vendu un «produit défectueux»? Le développeur du logiciel embarqué qui contrôle la conduite automatique? Ou, si on veut pousser la réflexion plus loin, le fournisseur d’accès cellulaire qui n’aurait pas transmis assez rapidement l’information sur l’existence d’un feu rouge?

Pour l’instant, la question reste sans réponse. Semble-t-il qu’une sorte de fond en fidéicommis auquel contribueraient tous les intervenants de l’industrie serait l’une des solutions envisagées pour résoudre le problème. Mais dans une société aussi litigieuse que celle des États-Unis, rien n’est certain.

Autrement dit: si la technologie des voitures autonomes semble de plus en plus mature, il est bien possible que des raisons d’ordre purement "humain" gardent celles-ci loin des routes pendant encore un moment. Ironique, n’est-ce pas?

Source: Jalopnik