Ludivine Reding et Francis Bouillon se confient sur leur Expédition Extrême

par Annie Dubé
Expédition Extrême avec Francis Bouillon, Ludivine Reding et Frédéric Fournier

L’épisode de cette semaine à Expédition Extrême a été particulièrement marquant pour toute l’équipe qui y a pris part, mais aussi pour le public qui en a eu plein la vue. Sans aucun doute, c'était l'expédition la plus difficile des 3 saisons. Disons que dame nature a pris tout le monde de court au moment du tournage... En plein mois d’octobre, les Monts Groulx avaient un air polaire digne de janvier.

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Francis Bouillon et Ludivine Reding pour leur poser quelques questions supplémentaires qui trottaient dans mon esprit après avoir visionné l’épisode.  L’ancien joueur du Canadien et la comédienne ont été très généreux, et j’ai le plaisir de vous partager en exclusivité ce qu'ils avaient à dire à propos de leur participation à l’émission.

Z - Dans l’épisode, on apprend que Julien Vadeboncoeur a vécu toute une frousse quand il s’est perdu dans les Monts Groulx, à geler pendant plusieurs jours. Après avoir vécu votre expérience à vous, qu’est-ce que vous auriez à lui dire, en sachant que lui a vécu l'aventure tout seul, sans savoir s’il allait finir par s’en sortir vivant?

Ludivine - C’est un génie! C’est fascinant. Si j’avais été lui, je serais morte de froid. Je ne sais même pas comment il a fait. Il devait avoir des connaissances, c’est vraiment impressionnant. 

Francis - Moi, j’ai toujours dit que dans tous les épisodes, on revit le scénario, mais on ne vit pas la peur que ces gens-là ont ressentie. Eux, ils sont seuls, et nous, on sait que dans 36 heures on va être sortis de là. Dans chaque épisode, que ce soit lui ou un autre, je me dis: je leur lève mon chapeau! Le courage que t’as de te dire: moi je continue, je vais pas me laisser mourir! J’avance, pis on va s’en sortir... C’est quelque chose!

Ludivine - Le courage que ça prend de te dire : non, je ne vais pas mourir là. On s’est tous dépassés, mais lui, c’est à un tout autre niveau. Fred, notre guide de survie dans l'épisode, il était impliqué dans le sauvetage de Julien!

Z - Un jour vous devriez faire un 5 à 7 avec Julien!

Ludivine - J’aimerais tellement ça! Mais je serais gênée! J’aurais honte.

Z - Ben non, tu peux vraiment être fière de toi! Est-ce que cette expérience-là vous a appris quelque chose sur vous? 

Francis - Dans toutes les aventures, je vais classer les niveaux de difficulté. Au début, on a eu plus de shows à l’extérieur durant l’été, pis je me disais que j’étais plus capable des maudites bibittes! Après, on a eu des épisodes dans l’eau et je me disais que j’étais écoeuré de nager. Mais là, je te dirais que le froid, y a rien qui bat ça. Maintenant, emmènes-en des bibittes, je m’en fous! Et avec la neige, tu n’avances pas. On a eu 2 des top niveaux de difficultés. Ça a été la plus dure!

Z - Faque dans le fond Francis... on pourrait te donner une mission encore plus difficile, et tu te rendrais compte que tu peux en prendre plus. On pourrait ajouter des zombies, une guerre nucléaire, et tu vas être capable d’en prendre! Et toi, Ludivine, as-tu appris quelque chose sur toi?

Ludivine - Le froid, c’était vraiment difficile. J’ai toujours eu peur du froid. Ça ne me dérange pas d’aller faire 12 jours d’expédition. J’ai fait des treks dans les hauteurs au Pérou, mais le froid, ça te retient parce que tu ne te sens tellement pas bien dans ton corps et tu as de la difficulté à te réchauffer. Je suis contente de ne pas l'avoir su d’avance qu’il ferait aussi froid, comme ça, je suis arrivée là sans avoir peur. Je ne sais pas si j’ai appris quelque chose, mais j’étais quand même fière!

Ludivine Reding dans Expédition Extrême

Z - Et à raison! Entre toi pis moi, as-tu eu envie de leur dire: «hey, mangez toutte un char, et appelez-moi l’hélicoptère pour qu’ils viennent me chercher?»

Ludivine - Je ne suis tellement pas comme ça dans la vie! Je n’allais pas péter ma coche, mais si mes orteils ne dégelaient pas, j’étais à deux doigts de penser que j’allais les perdre, et je n’aurais pas trouvé ça drôle. Mais j’avais vraiment confiance en tout le monde, et s’ils continuent d’avancer, c’est que c’est correct! C’était plus difficile à l’intérieur, psychologiquement, mais j’aurais jamais déversé ça sur le monde.

Z - Pensez-vous que si vous aviez vécu tout ça, mais en plus avec la narration virile de Dan Bigras en voix off qui vous dit dans les oreilles «C’est la nuite, y fait frette dans la neige en plein milieu des épinettes centenaires», ça vous aurait donné un peu de Grrrrr en bonus pour continuer?

Ludivine - J’y aurais dit de se taire! Je veux pas ça dans ma tête! 

Z - Est-ce que tu as un peu capoté quand on a dit que tu devais abandonner ton sac? Avais-tu des effets personnels?

Ludivine - On avait une bouteille d’eau  là-dedans, donc ça, c’était fini! Un sleeping bag, un truc pour la tente… tout ça, c’était parti. Ce que je redoutais le plus, c’était la nuit, et puis là on n’avait plus de tente. J’avais pas de sac pour me coucher dessus durant la nuit. 

Z - Donc vous n’aviez pas le droit d’amener des items personnels autres que vos vêtements, par exemple, un petit porte-bonheur en queue d'écureuil pour la chance?

Ludivine - Au début, on est arrivés au chalet, et ils m’avaient dit que je pouvais amener des effets personnels importants, comme des médicaments qu’il faudrait absolument que tu prennes. Mais moi, j’avais amené ma brosse à dents, mon appareil dentaire, ma brosse à cheveux… Le gars m’a regardée et m’a dit «non, tu vas même pas vouloir te brosser les dents». Finalement, j’ai même pas pensé à me brosser les dents durant qu’on était en survie. Scusez, c'est crasse, mais c'est ça! 

Z - Francis on te voit souvent manger de la neige en silence durant l’épisode. Est-ce que c’était une façon de retenir un sacre ou une forme de méditation? 

 

 

Francis - Non, mais ça me faisait faire quelque chose. Ça me faisait du bien en dedans! Ça me rafraîchissait aussi.

Ludivine - Des fois, on avait chaud sur le haut, mais froid en bas, comme avec mes bottes complètement glacées. Donc, ça aidait. 

Z - Fred t’a pris sur ses épaules un moment donné pour pas que tu marches dans la slush, alors que tu avais déjà les pieds mouillés.

Ludivine - Oui, pour pas que ça empire, parce qu’il restait encore 8 heures de marche. C’était vraiment fin. Je me sentais un peu princesse…

Z - Ouais, bof, une princesse vraiment guerrière, disons! Un peu comme la princesse Leia, badass dans le désert polaire!

via GIPHY

Z - À un moment dans l'épisode, tu dis que c'est dans le top 3 des pires affaires que tu as vécues.

Ludivine - Totalement! J'ai pas vraiment vécu de drame, je parle d'aventure. Je voyage en backpack dans des endroits vraiment étranges, mais ça, c'était pas facile.

Z - Et la première chose que vous avez fait en rentrant?

Ludivine - Je suis allée dans la douche et j'ai mis mes sweatpants

Francis - J'peux te dire que j'avais hâte de prendre une bière autour du poêle à bois.

Ludivine - Ça détend! Tout le monde a pris une bière, assis en combines! C'était un chouette endroit. Le pain était fait le matin, on a mangé une grosse soupe. C'était vraiment bon. J'y retournerais à cet endroit-là, c'était chaleureux! Pas d'internet. J'y retournerais, mais pas pour faire une expédition comme ça. 

Merci à vous deux. En terminant, on ne soulignera jamais assez le travail des techniciens qui vous accompagnent et qui sont un peu les héros de l’ombre…!

Francis et Ludivine - Oui, vraiment! 

Ludivine - On a jasé avec eux. On est tous beaucoup dans notre tête, mais on se parle de la vie pendant qu’on marche, et ça aide.

Francis - Oui, ça aide psychologiquement.

#LaForceDuMental

***

D'ailleurs, plusieurs d’entre vous avez eu l’occasion de visionner le Facebook Live qui a eu lieu avant la diffusion de l’épisode mercredi soir. Si vous l’avez manqué, pas de souci, voici la vidéo:


À LIRE AUSSI:

12 FORMES INSOLITES DANS LA NATURE

10 CHOSES SPECTACULAIRES QUI RENDENT L’HIVER MAGNIFIQUE


 

7 TRUCS DE SURVIE QUI POURRAIENT PLUTÔT VOUS TUER

Appel à l'aide