Facebook : une certaine résistance

Facebook peut se vanter d’avoir 800 millions d’utilisateurs dans le monde et 200 millions aux États-unis, ce qui représente les deux tiers de la population américaine. Mais chez nos voisins du sud, on remarque un léger effet de ressac. Une frange de la population – et il y en a chez les jeunes aussi -, refuse de voler sur les ailes de Facebook même après l’avoir essayé.

Facebook doit, en principe, nous rapprocher de nos ami-e-s et de nos collègues, mais pour certains, c’est le contraire qui se produit, ils se sentent encore plus isolés. Parce qu’après avoir lu les statuts et regarder les photos de leurs ‘ami-e-s’, bien des gens ne ressentent pas le besoin de les appeler ou les voir en personne. Il y a donc moins de communications directes et, pour bien des gens, c’est une perte de contact douloureuse.
 
D’autres mentionnent des questions de vie privée pour expliquer leur résistance. Selon les spécialistes du groupe de recherche Pew Internet and American Life Project, les abonnés de FB sont des gens qui, en général, ont une plus grande confiance envers les autres et les institutions.
 
Difficile de dire si ceci explique cela, mais le nombre d’américains qui rendent visite à Facebook n’a augmenté que de 10% au cours de la dernière année, alors que l’augmentation était de 56% l’année précédente.
 
Évidemment, il y a des désavantages à ne pas faire partie du réseau. On rate toutes sortes d’événements importants dans la vie des autres : invitations, photos de nouveaux-nés, etc.
 
Quoi qu’il en soit, avec les fêtes à nos portes, on fait un petit effort pour appeler nos ami-e-s proches, et moins proches, et leur faire entendre notre voix chaleureuse.
 
Je vous souhaite de bonnes et heureuses fêtes avec ou sans Facebook.
 
Source : nytimes.com