Les 10 familles les plus dysfonctionnelles du cinéma

par Patrick Robert le 20 mai 2016
La famille Tenenbaum

Synonyme de réconfort et de soutien pour certains, source de traumatismes profonds pour d’autres, la famille est au cœur de nos vies. Quelle que soit la nature de vos liens familiaux, ces dix familles, comptant parmi les plus dysfonctionnelles du grand écran, risquent de vous faire apprécier davantage la vôtre. 

 

Les Miller (Nous sommes les Miller, v.o. : We're the Millers) 

Crédit photo: Warner Bros. Pictures

Pour donner l’apparence de simples touristes en vacances et réussir à faire passer deux tonnes de marijuana à la frontière, David se procure un véhicule récréatif et engage une danseuse nue, une jeune punk itinérante et un adolescent rejet, mais en cours de route, la bande deviendra, évidemment, la plus improbable des familles reconstituées.

 

Les Berry (L’Hôtel New Hampshire, v.o. : The Hotel New Hampshire)

Crédit photo: Orion Pictures

Prenant place dans une série d’hôtels en Europe et aux États-Unis, ce classique inspiré du roman de John Irving relate le destin hors du commun des Berry, une famille composée de cinq enfants très particuliers, dont une fillette atteinte d’une maladie l’empêchant de grandir, et un frère et une sœur partageant un amour incestueux.

 

Les Collins (Ombres et ténèbres, v.o. : Dark Shadows) 

Crédit photo: Warner Bros. Pictures

Éveillé après un sommeil de deux siècles, Barnabas découvre que sa famille, autrefois la plus riche et admirée de Collinsport, a beaucoup perdu de son prestige, mais puisque les liens du sang sont les plus forts, le vampire aidera son excentrique descendance, comptant des sorcières et des loups-garous, à retrouver la gloire d’antan dans la comédie gothique de Tim Burton.

 

Les Skywalker (La guerre des étoiles, v.o. : Star Wars) 

Crédit photo: 20th Century Fox

En plus d’avoir abandonné ses deux enfants, Anakin (mieux connu sous le nom de Darth Vader) coupe la main de son fils lorsque ce dernier refuse de lui succéder et de passer du côté obscur de la force. Ajoutez Luke, qui embrassera sa sœur Leia à pleine bouche lors d’une scène plutôt embarrassante, et il devient clair que les Skywalker ont besoin d’une bonne thérapie familiale.

 

Les McDunnough (Arizona junior, v.o. : Raising Arizona)

Crédit photo: 20th Century Fox

Edwina, une policière, est mariée à H.I., un criminel récidiviste n’hésitant pas à braquer des dépanneurs pour se procurer des couches. On ne peut questionner le dévouement de ces parents peu conventionnels, sauf que le bébé dont ils s’occupent n’est pas le leur : il s’agit en fait d’un des quintuplés de Nathan Arizona, que le couple infertile a kidnappé.

 

Les Burnham (Beauté américaine, v.o. : American Beauty) 

Crédit photo: DreamWorks Pictures

Jane est obsédée par la grosseur de ses seins, et déteste profondément ses parents; Carolyn refuse de coucher avec son mari, tout en entretenant une relation extraconjugale, et Lester, en pleine crise de la quarantaine, fantasme sur la meilleure amie de sa fille. Les Burnham font définitivement voler en éclat le mythe de la famille américaine moyenne, et de la tranquille vie de banlieue.

 

Les Hoover (Little Miss Sunshine) 

Crédit photo: Fox Searchlight Pictures

Le père est un motivateur à qui, ironiquement, le succès échappe. L’oncle a raté son suicide. Le grand-père héroïnomane apprend des danses lascives à sa petite fille de sept ans afin qu’elle remporte un concours de beauté juvénile, et le fils a fait vœu de silence. Il n’y a que la mère d’à peu près normale chez les Hoover, une famille aussi pathétique qu’attachante.

 

Les Tenenbaum (La famille Tenenbaum, v.o. : The Royal Tenenbaums)

Crédit photo: Buena Vista Pictures

Avec leurs trois enfants prodiges, l’avenir souriait aux Tenenbaum, jusqu’à ce que le couple divorce. Malgré un départ prometteur, la vie s’est avérée ingrate pour les membres du clan, qui se sont peu à peu perdus de vue avec les années, mais lorsque le patriarche annonce qu’il ne lui reste plus que six semaines à vivre, la réunion sera colorée et touchante, à l’image de cette famille iconoclaste.

 

Les Fishpaw (Polyester)

Crédit photo: New Line Cinema

Lu-Lu se drogue et fréquente les motards. Dexter, un fétichiste qui écrase les pieds des femmes qu’il croise sur la rue, est activement recherché par la police. Leur père produit des films pornos, ce qui leur vaut des manifestations devant leur maison, et leur mère est interprétée par le travelo Divine. Peut-on imaginer une famille plus trash que les Fishpaw?

 

Les Sawyer (Massacre à la tronçonneuse, v.o. : The Texas Chain Saw Massacre)

Crédit photo: Bryanston Pictures

Ils dépècent des innocents à l’aide d’une tronçonneuse, se fabriquent des masques avec leurs visages, des meubles avec leurs ossements, et mangent le reste. Rassemblant trois générations de consanguins cannibales, les Sawyer, qu’on peut voir à l’œuvre dans le film culte de Tobe Hooper, remportent facilement la palme de la famille la plus dysfonctionnelle du grand écran.

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