Fantasia: Beyond the Black Rainbow

Vendredi dernier, Ztélé présentait la première de 2 représentations du film de science-fiction canadien Beyond the Black Rainbow, qui pourra être vu à nouveau mercredi le 3 août prochain à 15h15. Et la petite salle du théâtre J.A. De Sève était presque pleine pour la première montréalaise de la première réalisation de Panos Cosmatos, du moins, au début…

Beyond the Black Rainbow se situe en l’an 1983 d’un univers parallèle où une jeune femme nommée Elena est retenue prisonnière de l’institut Arboria dont le but est de rendre les gens heureux. Unique patiente, elle est complètement à la merci du docteur Barry Nyle, un homme étrange et menaçant traumatisé par une expérience vécue une vingtaine d’année plus tôt. Alors que le Dr Nyle poursuit ses expérimentations sur Elena, cette dernière tentera de s’enfuir. Voilà tout ce que je peux résumer du film, non pas parce que je dévoilerais l’intrigue du long-métrage en expliquant davantage, mais bien parce qu’il s’agit là de tout ce qui se passe dans le film.

Pendant 2 heures, j’ai été plongée dans un cauchemar rétro de Cosmatos en n’ayant qu’une envie: en sortir. J’ai d’abord apprécié l’esthétique des films de science-fiction des années 1980 avec néons à la pelle, décors fermés et enfermants et musique techno psychédélique. Mais la proéminence de tous ces éléments, magnifiques en soit, aurait su venir à bout des plus fervents admirateurs.

Beyond the Black RainbowEt c’était là tout ce que j’ai aimé du film qui est trop long, trop lent et trop incohérent. En tant que spectatrice, j’aime que les réalisateurs ne me prennent pas par la main pour me guider vers toutes les réponses, mais j’aime aussi qu’il y ait des réponses, ce qui n’est pas le cas dans Beyond the Black Rainbow. Je suis aussi capable d’apprécier un manque d’action, s’il y a un combat psychologique (ou un physique final), ce qui, encore une fois, n’était pas le cas du film (notamment parce que le personnage d’Elena n’avait qu’une seule phrase de dialogue). Et si le long-métrage que je regarde ne s’explique pas, j’aime qu’il comporte au moins une réflexion intéressante; ce que l’oeuvre de Cosmatos n’avait pas.

Beyond the Black Rainbow était profondément insatisfaisant, sans héros, sans combat, sans explication, sans quoique ce soit. À la fin du film, nous sommes exactement au même point qu’au début; nous avons seulement perdu 2 heures de notre vie à essayer de comprendre un long-métrage qui n’avait pas de sens. Donc, si vous aimez les films sans action, sans réflexion et sans intérêt, ne manquez pas la seconde représentation de Beyond the Black Rainbow.