Fantasia: Critique A Fantastic Fear of Everything

Depuis la première bande-annonce de A Fantastic Fear of Everything, il y a quelques mois, j’étais impatiente de voir ce petit bijou du cinéma britannique. J’ai enfin eu cette chance hier soir, dans la salle presque comble du théâtre Hall, et je n’ai vraiment pas été déçue.

Le long-métrage dont le titre se traduit par «une fantastique peur de tout» met en vedette Simon Pegg (Star Trek) dans le rôle de Jack, un auteur de livres pour enfants qui désire écrire sur des tueurs en série. Mais ses recherches approfondies sur les meurtriers de l’époque victorienne ont eu un effet inattendu sur Jack: il est maintenant persuadé qu’on en veut à sa vie. Prisonnier de ses peurs irrationnelles, il doit néanmoins se rendre à un rendez-vous afin de vendre son roman à un producteur hollywoodien. Mais avant, il devra affronter ses peurs et se rendre au pire endroit imaginable: la buanderie.
 
 
A Fantastic Fear of Everything est la première coréalisation de Chris Hopewell et Crispian Mills (qui signe aussi le scénario), mais on ne l’aurait pas deviné vu la grande qualité du script et de la production. Tous les éléments (décors, lumières, musique, prises de vues, etc.) convergent ici pour appuyer le propos du film et nous faire pénétrer davantage dans l’esprit et les phobies de Jack. L’humour est absolument sublime et demeure toujours teinté d’une noirceur qui cadre bien avec le drame perpétuel que vit le personnage principal. Et Simon Pegg est absolument génial dans le rôle d’un homme tourmenté et constamment effrayé qu’il fait paraître sympathique et amusant, tout en le respectant.
 
Je n’ai honnêtement rien à reprocher au long-métrage qui est rempli d’humour, de suspense et de fantaisie et qui pourrait redonner espoir en la vie à Jack lui-même. A Fantastic Fear of Everything est à voir absolument si vous en avez l’occasion.