Fantasia: Critique Alter Egos

Ce soir, Fantasia présentera la première mondiale du film Alter Egos du scénariste et réalisateur Jordan Galland (Rosencrantz et Guildenstern Are Undead). Mais si vous n’avez pas encore de billet, vous ne manquerez rien puisque le long-métrage mettant en vedette Kris Lemche (En Temps, Melinda entre 2 mondes), Brooke Nevin (Libérés sur parole, Les 4400), Joey Kern (Fièvre noire) et Danny Masterson (That ‘70s Show) n’est pas, selon moi, une réussite.

Alter Egos se déroule dans un univers parallèle où les super-héros existent. Mais comme ils se sont rassemblé et ont arrêtés tous les super-méchants du monde, ils tombent en désuétude et le gouvernement songe à couper leur budget. Un super-héros de second ordre, en pleine crise d’identité, est alors envoyé en mission dans un motel éloigné de tout afin de transporter un prisonnier avec l’aide de son ami C-Thru. Mais Fridge, et son alter ego Brendon, sera distrait de sa mission par quelques conflits amoureux et par des révélations qui pourraient changer sa vie complètement.
 
 
Certains diront que la prémisse du film (qu’arriverait-il aux super-héros s’il n’y avait plus de super-méchants?) a été rabâchée à l’extrême depuis plusieurs années, mais, personnellement, je crois qu’il y a toujours des manières originales et intéressantes de traiter les mêmes sujets. Par contre, je ne crois pas que Galland ait atteint le plein potentiel de son idée.
 
En fait, aucun des thèmes du film n’est vraiment exploré. Tout reste en suspens; la double relation qu’entretient la copine de Brendon avec lui et Fridge, qui est le véritable Brendon, l’homme ou le super-héros, la haine vouée aux super-héros, leur crainte de redevenir ordinaires, qu’est-ce qui sépare les héros des méchants. Une tonne de sujets intéressants sont effleurés dans le long-métrage sans jamais dépasser ce stade. Ce qui donne un résultat assez fade qui retombe à plat et ne vaut pas vraiment la peine de se déplacer.