Fantasia: Critique de Ace Attorney

C’est devant une salle comble (et très enthousiaste) qu’a eu lieu la première canadienne du second film de Takashi Miike (For Love’s Sake) présenté cette année à Fantasia: Ace Attorney. Et le long-métrage adaptant les jeux vidéos éponymes n’a pas déçu les amateurs du genre un peu déjanté du réalisateur.

Ace Attorney s’inspire principalement du premier jeu de la série dans laquelle le système judiciaire est expéditif et n’accorde que 3 jours à chaque procès avant verdict. Nous y suivons l’avocat de la défense novice Phoenix Wright (Ryuichi Naruhodou en japonais) alors qu’il plaide dans les procès pour meurtre de Maya Fey (Mayoi Asato), accusée d’avoir tué sa soeur Mia (le mentor de Wright), et du procureur Miles Edgeworth (Reiji Mitsurugi), accusé d’avoir assassiné l’avocat Robert Hammond (Yukio Namakura). Sa quête de vérité mènera Wright à un complot alors qu’il résoudra enfin l’affaire DL-6.
 
 
Tout d’abord, Ace Attorney ne s’adresse pas à tout le monde, mais bien à ceux qui aiment le style jeu vidéo/manga/anime fantastique avec costumes et coiffures extravagants, phrases-types ridicules et humour survolté. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, vous n’aimerez probablement pas le long-métrage mettant en vedette Hiroki Narimiya (Azumi).
 
Pour tous les autres, vous allez adorer. Le film est rempli d’éléments humoristiques et caricaturaux, le jeu des acteurs est parfaitement approprié, et même si plusieurs scènes présentent des tragédies humaines, le drame est presque entièrement évacué du long-métrage.
 
Bref, Ace Attorney est un trip à s’offrir si on est amateur, sinon, mieux vaut laisser tomber l’idée tout de suite. Alors, si vous êtes friands de dorama japonais, ne manquez pas la représentation supplémentaire du film, aujourd’hui à 13h.