Fantasia: Critique de Lloyd the Conqueror

Hier après-midi, dans la salle du théâtre Hall, avait lieu l’unique représentation du long-métrage canadien Lloyd the Conqueror

La comédie mettait en Evan Williams (Degrassi: La Nouvelle génération) dans le rôle de Lloyd, un jeune étudiant peu assidu de Calgary qui est sur le point d’échouer son cours de littérature, avec ses amis Patrick et Oswald, et d’ainsi perdre ses prêts et bourses.
 
Désespérés, les 3 jeunes accepteront l’offre de leur professeur Derek, joué par Mike Smith (Trailer Park Boys), d’obtenir des crédits supplémentaires contre leur participation à une compétition de Jeu de rôle grandeur nature (dont il est le vainqueur incontesté depuis plusieurs années). Ils s’allieront alors à la belle professeure d’auto-défense Cassandra (de qui Lloyd est épris) et suivront les enseignements du White Wizard, alias Andy le propriétaire du magasin de jeux, interprété par Brian Posehn (Les 4 fantastiques et le Surfer d’Argent). Ensemble, ils tenteront de mener les forces de la Lumière vers la victoire épique contre les armées du chaos menées par Derek the Unholy, et ainsi d’atteindre l’inaccessible A+ en littérature.
 
 
Dans l’ensemble, Lloyd the Conqueror laisse un peu sur sa faim. Le long-métrage possède plusieurs bons éléments, comme un scénario classique bourré de clichés et une esthétique qui rappelle le Grandeur nature (avec un budget limité, un jeu d’acteurs qui l’est parfois tout autant et un réalisme qui exige la participation de l’imagination du spectateur). 
 
Mais il semble manquer quelque chose. Peut-être est-ce la lenteur du scénario, ou peut-être est-ce que, comme bon nombre de films de série B, Lloyd the Conqueror est inégal et pousse certains éléments à leur extrême (comme les méchants) et d’autres, pas assez loin. Mais je crois que c’est le désir de représenter le réalisme inévitable et indéniable du Grandeur nature qui a limité les possibilités du long-métrage.
 
Somme toute, Lloyd the Conqueror est un film sympathique et intéressant, fait intelligemment, qui n’atteint pas son plein potentiel. Chanceux ceux qui l’ont vu, mais tant pis pour les autres qui peuvent s’en passer.