Fantasia: Critique de Painted Skin: The Resurrection

Aujourd'hui, aura lieu l’unique représentation, et la première nord-américaine, du film fantastique chinois Panted Skin: The Resurrection. Du réalisateur de The Butcher, The Chef and the Swordsman, Wuershan, le long-métrage est la suite de Painted Skins, sortie en 2008, et met en vedette Xun Zhou (Cloud Atlas), Wei Zhao (Red Cliff) et Kun Chen (Balzac et la Petite Tailleuse chinoise).

L’histoire est celle de la démone-renarde Xiaowei qui fût condamnée à être emprisonnée sous la glace pour l’éternité, pour avoir sauvé un mortel. Libérée par la démone-oiseau Que’er, elle part en quête de ce qui pourra la protéger du froid et la transformer en humaine: un coeur offert volontairement. Elle pense l’avoir trouvé en la princesse Jing, qui aime le général Huo Xin mais ne peut être avec lui à cause de leurs classes sociales différentes. Mais les projets de Xiaowei risquent d’être interrompus par le clan des Tian Lang qui espère marier la princesse au prince héritier de leur nation.
 
 
Painted Skin est le film chinois ayant obtenu les plus importantes recettes au box office local et ce n’est pas surprenant puisque le long-métrage est divertissant, visuellement spectaculaire, et présente à la fois des scènes de combat et une histoire d’amour tragique. Ce qui est plus étonnant par contre, c’est la prédominance des personnages féminins qui gouvernent littéralement la narration. Ce qui est à la fois original et intéressant, et laisse la place à des performances impressionnantes de la part de Xun Zhou et Wei Zhao.
 
Pour ce qui est des imperfections, Painted Skin: The Resurrection semble parfois jongler avec un peu trop d’histoires à la fois, perdant un peu le rythme, mais tout s’assemble parfaitement pour le dénouement final. Sinon, je ne reproche au film que son abus du ralenti qui offre des images magnifiques au spectateur, mais qui est un peu trop utilisé à mon goût.
 
Somme toute, Painted Skin: The Resurrection est un bon film qui vaut la peine de se rendre au théâtre Hall ce soir à 21h45.
 
Gabrielle Scott