Fantasia: Critique de The House at the End of Time

par Gabrielle Scott le 24 juillet 2014
Fantasia présentera, ce samedi, la première nord-américaine du tout premier thriller surnaturel provenant du Venezuela, The House at the End of Time (version anglaise de La Casa del fin de los tiempos).
 
Le film débute alors que Dulce se réveille sur le plancher de sa maison déserte. Blessée, elle part à la recherche de son fils, mais sa vie s’écroule devant ses yeux. Sans autre suspect, et avec le sang de son fils et le cadavre de son mari, la police arrête la mère de famille et la condamne à la prison à vie en 1981. Aujourd’hui, trente ans plus tard, Dulce est libérée sur parole et assignée à résidence dans la maison où le drame s’est produit. Mais alors qu’elle tente de faire la lumière sur les événements de cette nuit fatidique, elle découvrira que sa demeure est hantée par autre chose que des souvenirs.
 
 
The House at the End of Time n’est pas un film d’horreur, mais bien un drame de suspense, ce dont on s’aperçoit après la première demi-heure, lorsque la narration prend un tournant plus tragique. N’attendez donc pas les explosions gores et les surprises à n’en plus finir, car vous serez déçu. Ce n’est pourtant pas parce que le long-métrage est décevant, au contraire.
 
Le film, qui marque la première réalisation d’Alejandro Hidalgo, est une oeuvre originale, intimiste et rafraîchissante qui allie avec ingéniosité les genres cinématographiques et sait trouver le ton juste entre la peur et l’émotion. Le montage (aussi d’Hidalgo) alterne entre le passé et le présent, nous dévoilant peu à peu une histoire plus complexe qu’il n’y paraît, où l’horreur est plus humaine que surnaturelle.
 
La réussite du long-métrage est en grande partie due au jeu magnifique de Ruddy Rodriguez, qui incarne Dulce et porte presque toutes les scènes sur ses épaules. Elle parvient, tout en subtilité, à bien communiquer la détresse du personnage, tout en nous montrant sa force et son courage. (N.B. Le mérite revient ici aussi à Hidalgo qui a créé une protagoniste intéressante et entière; une rareté au cinéma.)
 
The House at the End of Time sera présenté deux fois à Fantasia cette année, soit le 26 juillet à 21h30 et le 30 juillet à 17h20.