Fantasia: Critique My Amityville Horror

Parmi les 12 documentaires présentés par Fantasia cette année se trouve un dont le sujet est sûr d’attirer les foules: My Amityville Horror. Le long-métrage réalisé par Eric Walter a d’abord été présenté dimanche dernier, mais il aura aussi droit à une seconde représentation vendredi 27 juillet, au théâtre J.A. De Sève.

Comme le titre le laisse entendre, le film traite des expériences paranormales vécues par la famille Lutz en 1975 dans la maison d’Amityville qui a inspiré les longs-métrages d’horreur du même nom. Mais c’est du point de vue d’un des membres de la famille, le fils aîné nommé Daniel, que nous avons accès aux événements qui ont marqué son enfance. Et l’on remarque rapidement que même plus de 35 ans après, les 28 jours passés dans la maison le hantent toujours.
 
 
My Amityville Horror décevra ceux qui désire avoir peur ou regarder un épisode de Chasseurs de fantômes, tout comme ceux qui y cherchent la confirmation d’événements paranormaux. Non, la seule chose dans vous serez convaincu après le film, c’est que Daniel Lutz est un homme sur la défensive qui a été endurci par une enfance et une adolescence difficile au sein d’une famille dysfonctionnelle, elle-même au coeur d’un cirque médiatique.
 
Et en cela, le documentaire est réussi, car on apprend tout (ou presque) de la bouche de Daniel lui-même. Pour le reste par contre, My Amityville Horror ne semble pas avoir de but précis. Même si le film offre quelques témoignages de personnes impliquées dans l’affaire, ainsi que de spécialistes (des médiums et des psychologues), il ne cherche pas vraiment à expliquer les événements. Et on nous laisse plutôt avec une impression de malaise quant à Daniel qui semble avoir perdu la sympathie du réalisateur en cours de tournage.
 
My Amityville Horror présenté demain, vendredi, à 17h05 au théâtre J.A. De Sève.