Fantasia : DJ XL5’s Mexican Zappin’ Party

Santo, Huracan Rami­rez, Mistico, Mil Mascaras, Blue Demon… Les luchadores étaient tous invités à accompagner les mariachis pour chanter La Bamba. Après 25 jours de présentations, le festival Fantasia a terminé sa 15e édition en festoyant sous le signe du Mexique.

Fantasia a rendu hommage à la culture mexicaine, non pas en soulignant sa grandeur, mais plutôt par l’absurde. Oubliez donc les cinéastes en vogue Guillermo del Toro, Alejandro Inarritu ou Guillermo Arriaga, et découvrez le meilleur du pire. Un genre de Total Crap muy picante.

Le programme est décliné en cinq sections. Chacune comporte son lot de séquences mémorables. Dans les comédies rétro, la palme se partage entre les jumelles chantantes et le pauvre cantante dont la seule poésie se résume à une énumération des villes de l’État de Guerrero. Du côté de l’âge d’or du cinéma d’horreur, des mentions plus qu’honorables au loup-garou-meilleur-pianiste-du-monde, et au combat épique entre un robot et une momie.

Le mythique lutteur Santo mérite amplement son propre segment. Intéressant de le voir se battre contre les martiens. Quant à ses compères masqués, ils faisaient partie d’une section mettant en parallèle les films de catcheurs aux plus récents longs-métrages du genre narcotrafiquant, dont Chrysler 300 - parte 2 est un fier représentant. Des décennies séparent les deux genres, mais pas la médiocrité.

Et pour ceux qui veulent à tout prix vivre le summum du pire en gore, allez voir ce dont est capable le réalisateur chilien naturalisé mexicain Alejandro Jodorowsky. Son film La Montana Sacrada est disponible en entier sur YouTube. Du sang, Jésus, du sang, un hippopotame, du sang, des peintres anaux, du sang… Bref, indescriptible, le mec doit être beaucoup trop en avance sur son temps. Ed Wood peut aller de rhabiller.

Hubert Rioux, collaboration spéciale