Fantasia: Don’t Be Afraid of the Dark

Pour sa soirée de clôture, Fantasia présentait hier soir la première canadienne du film d’horreur Don’t Be Afraid of the Dark, précédée du court-métrage The Dungeon Master des frères Strong (je le mentionne d’abord parce qu’un des réalisateurs est l’acteur Rider Strong (Fièvre noire) et ensuite parce que le film était hilarant).

Le premier long-métrage réalisé par le canadien Troy Nixey devait être introduit par le producteur et co-scénariste Guillermo Del Toro, mais des problèmes de santé ont empêché ce dernier d’être présent. Le réalisateur du Labyrinthe de Pan a tout de même tenu à s’adresser au public du théâtre Hall dans une courte vidéo où il s’est notamment excusé de son absence.

Dont’t Be Afraid of the Dark a alors débuté présentant d’abord l’histoire d’un manoir effrayant où, à une autre époque, M. Lockwood a perdu son fils aux mains de créatures maléfiques vivant dans des tunnels reliés au sous-sol de la maison. Dans le présent, une petite fille du nom de Sally Hirst est accueillie à l’aéroport par son père, Alex et sa nouvelle belle-mère, Kim. Ensemble, ils se dirigent vers la manoir Lockwood qu’Alex et Kim rénovent et où tous résideront. Mais l’arrivée d’une enfant dans la maison réveillera les créatures qui tenteront d’attirer Sally au sous-sol…

Bon, avant de commencer, je dois avouer que je ne suis pas un excellent baromètre en ce qui concerne les films d’épouvantes, puisque j’avais déjà peur avant que le long-métrage ne commence et que j’ai été stressée pendant une bonne partie du film (presque tout le film en fait). Mais il est clair que le long-métrage de Nixey est, comme l’avait dit Del Toro dans son introduction vidéo, un film de maison hantée classique, voire rétro, autant dans sa structure narrative que dans ses méchants et ses prises de vue.

Don't Be Afraid of the DarkPour ma part, cela ne change absolument rien à la terreur que j’ai ressentie, mais pour les publics modernes habitués à l’horreur et aux monstres géants et intuables, Don’t Be Afraid of the Dark ne sera sûrement pas très effrayant, et même plutôt comique (comme plusieurs spectateurs l’ont d’ailleurs démontré hier). Mais si l’on se fie à la manière de tourner et d’organiser le long-métrage, il semble évident qu’ils ne sont pas le public cible du film qui s’adresse plutôt aux enfants (peut-être en souvenir de ce qu’a ressenti Del Toro en voyant l’original).

Que vous ayez peur ou non, une chose est indéniable en ce qui a trait à Don’t Be Afraid of the Dark; le long-métrage est bien fait et rend hommage aux films d’épouvantes d’une autre époque, comme le prouve la magnifique première scène du film. Mais si vous n’êtes pas facilement effrayés ou n’avez pas moins de 12 ans, Don’t Be Afraid of the Dark ne risque malheureusement pas de satisfaire vos envies de stress. Par contre, moi, j’ai aimé.