Fantasia : Gantz

« Mon mantra, c’est que tout le monde a un rôle à jouer. Nos forces et nos compétences diffèrent les uns des autres. Pour chacun d’entre nous, il existe un espace dans lequel nous pouvons démontrer notre plein potentiel. »

Croyez-vous lire l’extrait d’un guide de croissance personnelle? Non, c’est plutôt un passage de l’abc de la bonne entrevue et des formules chocs que mémorisent Kei le protagoniste de Gantz, tout juste avant que son monde bascule. Ce passage du livre, Kei se le répètera sans cesse à mesure qu’il prendra goût à son nouveau rôle de justicier, ce nouveau boulot pour lequel il n’a jamais vraiment appliqué.

On y voit bien la ligne entre humour et suspense sur laquelle marche le réalisateur japonais Shinsuke Sato, dont le scénario se base sur les mangas homonymes et moins public général de Hiroya Oku. Et la ligne est bien mince puisque le film tombe à quelques reprises dans de l’humour un peu trop facile, un suspense parfois mou, et déborde même dans des longueurs mélancoliques. Malgré tout, tout le mystère qui forme l’univers du film l’emporte sur ces défauts.

Le film commence en lion. Deux amis d’enfance se font écraser par un métro et se réveille entouré d’inconnus, tous télé-portés dans une salle. Au milieu de la pièce, une grande sphère noire. L’objet, dénommée Gantz, communique avec eux et dicte des missions chronométrées dans lesquelles il faut détruire des extra-terrestres. Et au centre de cette boule, il y a un homme qui semble inconscient et sous respiration artificielle.

Qu’est-ce que Gantz? Ce sont vraiment des extra-terrestres? Est-ce un jeu vidéo contrôlé par cet homme recroquevillé dans la sphère? Un monde parallèle? On nous promet des réponses dans la suite Gantz : Perfect Answer, projetée aujourd’hui. Demain, les deux films seront présentés en rafale.

Hubert Rioux, collaboration spéciale