Fantasia : Gantz : Perfect Answer

La sphère noire livre ses secrets.

C’est une tâche ardue que d’écrire à propos de la suite de Gantz, sans vouloir gâcher les surprises que contient le second long métrage inspiré du manga du même nom de Hiroya Oku. Le deuxième effort du réalisateur japonais Shinsuke Sato ne laisse aucun doute, Gantz : Perfect Answer est supérieur.

Il faut dire que la table était bien mise, l’univers mystérieux de la boule noire avait capté l’attention. Cependant, comme en font foi les quelques rires étouffés entendus au cours de la projection, Perfect Answer contient les mêmes défauts que son prédécesseur. La foule semble tout de même avoir bien apprécié l’ensemble de l’œuvre, se permettant d’applaudir à la fin de la projection. Les habitués de Fantasia pourront argumenter que ça n’a rien d’étonnant dans le cadre du festival. N’empêche, Perfect Answer mérite une bonne salve.

C’est que le réalisateur réussit à mettre en scène un monde qui se rapproche davantage du manga. Les acteurs sont les mêmes, les effets aussi, la mise en scène pareille… La différence tient fort probablement à une intrigue mieux définie. On entame Perfect Answer avec la faim laissée par Gantz. Au lieu de répondre sagement aux questions, de nombreuses autres couches s’empilent. À un tel point que l’on en perd nos repères, aussi petits étaient-ils. S’ajoute également des adversaires plus coriaces et terrifiants.

Le mannequin sur une affiche géante qu’admirait Kei au début du premier film fait maintenant partie du jeu. Gantz ne vit plus que dans un monde parallèle. Les extra-terrestres se vengent et personne n’est à l’abri de la faucheuse, personne. Un policier plutôt inutile mène son enquête. Il y a définitivement matière à capter l’imaginaire d’un public hors-Japon. À quand le remake hollywoodien? Tapez « gantz remake » dans vos moteurs de recherche, la discussion est commencée.

Hubert Rioux, collaboration spéciale