Fantasia: Guardian, comme un mauvais film de série B

par Gabrielle Scott le 28 juillet 2014
Le théâtre DB Clarke de l’Université Concordia sera rempli ce soir par les amateurs de films d’action asiatiques pour le long-métrage indonésien Guardian, mais ils risquent d’être déçus.
 
Guardian est en effet assez médiocre, autant dans sa narration que dans son exécution, et ressemble à un mauvais film de série B (mais pas le genre qui en devient divertissant). L’histoire est celle de Marsya, une adolescente qui a une relation difficile avec sa mère Sarah, notamment parce que cette dernière insiste pour qu’elle apprenne les arts martiaux. Sarah soutient qu’elle comprendra la raison un jour, sans jamais lui donner d’autres explications. Mais voilà, le jour en question arrive lorsque la criminelle américaine Paquita s’enfuit de prison et commence à traquer Marsya. Sauf qu’elle n’est pas la seule; quelqu’un d’autre suit l’adolescente, et ce dernier désire la faire disparaître, mais pourquoi?
 
 
Il y a des récits complexes au cinéma, et il y a des histoires ridiculement compliquées. Malheureusement, Guardian fait partie de la seconde catégorie, et ce, simplement parce que le réalisateur désirait puncher son film d’un revirement qui s’avère inutile (et assez évident) et dont les révélations sont tardives pour rien. La plupart des dialogues, lorsqu’il y en a, semblent improvisés par des acteurs qui ignorent où se dirige le long-métrage (même le jeu de la Canadienne Sarah Carter (Falling Skies) est rigide). Disons que le scénario n’était vraiment pas la première priorité du réalisateur.
 
On pourrait pardonner au film ce manque d’intérêt face au développement des personnages (totalement inexistant) si le niveau de la production était impressionnant, ou même décent, mais ce n’est pas le cas. En fait, Guardian semble tourné par des adolescents qui n’avaient ni le budget ni les connaissances pour filmer autrement qu’en caméra à l’épaule et en vidéo (je ne parle pas du numérique ici, mais bien des vieilles caméras vidéos qui les précédaient). Le seul point positif est le côté réaliste des explosions et des scènes d’action et la rareté de l’imagerie de synthèse (ce qui est vraiment mieux ainsi compte tenu de la mauvaise qualité des animations générées par ordinateur utilisées dans le film).
 
Enfin, si vous désirez toujours voir Guardian, le film jouera ce soir au théâtre DB Clarke, à 19h00.