Fantasia : Nos choix

Le Festival Fantasia donnera le coup d’envoi de sa 15e édition ce soir, avec en ouverture le « thriller » d’horreur sur fond religieux, Red State de l’américain Kevin Smith. 25 jours de festival, 130 longs métrages et 240 courts métrages, c’est un tout un programme que les cinéphiles auront à se mettre sous la dent.

Sur le ztele.com, nous serons là, tous les jours pour suivre le Festival avec des critiques, des entrevues et des galeries de photos. Afin de vous faciliter l’ardue tâche de faire des choix parmi l’ensemble de la programmation, j’ai demandé à chaque membre de notre équipe d’élite de vous parler d’un film qu’ils ont vraiment hâte de voir. Occasion, par la bande, de vous les présenter.

Le choix d’Alex

Alexandre Duguay est rédacteur du blogue Sinistre Mag, spécialisé dans la couverture de la culture d’horreur et du fantastique. C’est aussi lui qui signe, chaque semaine, la chronique des choix DVD/Blu Ray du vendredi. Pour lui, c’est le film Detention, présenté le 22 juillet à 21h10, qu’il ne faudra pas manquer :

« Cette 15e édition de Fantasia a beaucoup à offrir et je dois admettre que les choix sont difficiles à faire. À vrai dire, je suis incapable de ne retenir qu’un seul titre. C’est pour moi une torture mentale imposée par les hautes instances de Ztélé, à la limite du supportable! Mais puisqu’il faut jouer le jeu, je retiens Detention. Ce long-métrage semble être un joyeux croisement entre Scream et le culte Breakfast Club de John Hugues. Ajoutez à l’humour décalé de ce film réalisé par Joseph Kahn un soupçon de science-fiction et vous aurez une excellente idée de ce qui nous attend le 22 juillet prochain au Théâtre Hall. »


 

Le choix de Gabrielle

Les habitués du site n’ont plus besoin de présentation pour gscott, notre prolifique blogueuse télévision et cinéma. Elle n’en est pas non plus à son premier Festival Fantasia pour nous. Grande amatrice de cinéma asiatique et de mangas, elle a fait son mémoire sur les représentations féminines dans Perfect Blue et Paprika de Kon Satoshi. C’est donc avec un certain plaisir qu’elle anticipe de voir sur grand écran le classique Battle Royale le 23 juillet prochain à 23h55:

« Battle Royale est une adaptation sanglante d’un manga qui l’est tout autant relatant comment une société japonaise anxieuse règle le problème de sa population juvénile grandissante. À la fois critique et divertissant, ce classique de 2000 vaut la peine d’être vu et revu sur grand écran. »


 

Le choix d’Hubert

Amateur de films dérangeants, Hubert Rioux en sera à sa deuxième couverture de Fantasia. L’an dernier, nous avions d’ailleurs réalisé ensemble une entrevue avec le maître québécois de l’animation en stop motion Patrick Boivin. C’est le film Israélien Rabies, présenté le 29 à 21h20, qui a piqué sa curiosité :

« Le premier slasher israélien. On ne lésine jamais sur les dénominations coups de poing. Est-ce que Rabies est vraiment le premier film d’horreur estampillé de l’étoile de David? Peu importe, c’est tout de même une rareté en soit. Le genre de curiosité qui justifie l’existence de Fantasia. Nous voilà donc dans un boisé avec un tueur en série, des jeunes dans la vingtaine, un flic fier patriote au point d’accrocher un sent-bon-étoile-de-david à son rétroviseur… Et tout ce beau monde se promène pas trop loin d’un champ de mines, question de pimenter l’action et de se rappeler dans quel coin du monde on est. Rabies, c’est pour rage. À ne pas confondre avec rabbi, pour rabbin. »


 

Le choix de Patrick

Recrue de l’édition 2011, Patrick Robert, n’en est cependant pas à ses premiers textes dans l’univers de la geekeverse. De son propre aveu, groupie fini de cinéma de genre, il collectionne les DVD à la maison quand il n’est pas à écrire des critiques de jeux pour Jouez.com. The Robot (Endhiran), présenté le 24 juillet à 13h, est le film de son choix :

« Le film que je ne veux pas manquer à Fantasia n’est plus le même depuis qu’on m’a présenté un extrait du long-métrage indien The Robot (Endhiran). La scène de huit minutes montre la révolte de l’androïde Chitti contre son créateur. On peut le voir dégainer une centaine de mitraillettes à la fois, soulever une voiture pour se protéger des balles, et se multiplier à l’infini pour prendre plusieurs formes, dont celle d’une gigantesque sphère qui fracasse tout sur son chemin. C’est spectaculaire et exagéré, avec un côté série B qui donne l’impression que le réalisateur S. Shankar a croisé The Matrix avec Ultraman ou Joe 90. Est-ce que The Robot pourra soutenir ce rythme hallucinant durant 165 minutes? C’est ce que nous saurons le 24 juillet à 13 heures. »


 

Caroline Cloutier (qui a, quant à elle, vraiment hâte de voir Detective Dee and the Mystery of the Phantom Flame)