Fantasia: The Divide

Hier soir avait lieu la première canadienne, et l’unique représentation lors de Fantasia, du nouveau long-métrage de Xavier Gens (Frontière(s), Hitman), The Divide. Le film, qui a eu sa première mondiale au festival South by Southwest en mars dernier, a été présenté au public du théâtre Hall par le réalisateur lui-même ainsi que 3 des acteurs: Michael Eklund (Surnaturel, Les liens du sang), Michael Biehn (Terminator, Aliens) et sa femme Jennifer Blanc (Dark Angel).

The Divide est un long-métrage en vase clos qui présente le combat pour la survie de 8 personnes à la suite d’une attaque nucléaire sur la ville de New York. Dans l’espoir d’être sauvés, ils s’enferment dans le sous-sol de leur ancien bloc appartement, mais se livrent ainsi à la merci de leurs compagnons de cellule. Dans cette atmosphère post-apocalyptique, coupés du monde en ruines et laissés à eux-mêmes, chacun tentera de survivre à sa manière. Tension, suspicion et division au sein du groupe d’étrangers sont à la base de ce thriller sanglant sur la nature humaine et ce que l’Homme est prêt à faire pour survivre.

Même si Gens n’est pas le premier à s’attaquer à la question de ce que les hommes sont capables de se faire subir en situation extrême, son plus récent long-métrage demeure troublant. La claustrophobie du décor et de la cinématographie, ainsi que la déchéance des personnages font du film une oeuvre dure dont on doit parfois détourner le regard (on le doit aussi parfois à cause de l’horreur de ce qui est montré à l’écran).

Si certains personnages semblent un peu caricaturés au premier abord, le drame qui s’ensuit leur fait rapidement perdre leur manque de profondeur et rend les uns tout aussi vulnérables et paranoïaques que les autres. Le jeu des acteurs est d’autant plus impressionnant qu’il est improvisé pour la plupart, comme on a pu l’apprendre lors de la séance de question qui a suivi la projection. Et même si le long-métrage est un thriller psychologique, il ne laisse pas non plus sa place en matière de gore et autres trucs dégoûtants.

Enfin, The Divide porte bien son titre et est un film à voir, mais pas à revoir pour les âmes sensibles et les humanistes.