Festival Fantasia: Critique de The World’s End

Le film de clôture de l’édition 2013 du festival Fantasia, The World’s End, a été présenté hier soir au théâtre Impérial en présence du réalisateur Edgar Wright (Scott Pilgrim vs le monde) et de l’acteur Nick Frost (Blanche Neige et le Chasseur). Et comme on pouvait s’attendre de ceux qui nous ont offert Shaun of the Dead et Hot Fuzz (Shaun et les zombies et Super Flic en version française), le rire était à l’honneur.
 
La salle remplie par plus de 850 personnes a pu voir, en primeur canadienne, les aventures de Gary King, un quadragénaire déçu par la vie adulte qui décide de revivre le plus beau jour de sa vie. Il embarque ainsi ses 4 meilleurs amis d’enfance et tente de conquérir le Golden Mile de son village natal, un pub crawl de 12 bars qui se termine au World’s End (la fin du monde). Mais alors qu’ils entament leur soirée, les cinq hommes découvrent que le village de Newton Haven a été envahi par des créatures robotisées. Le sort de la planète dépendra désormais de ces cinq quadragénaires imbibés.
 
The World's End
 
The World’s End est une conclusion parfaite à la trilogie du Cornetto (ou du Sang et de la Crème glacée), remplie de violence et d’humour (notamment d’excellents jeux de mots en version originale). Le long-métrage est plus léché que ses prédécesseurs, autant au niveau de la direction photo, que des effets spéciaux et des chorégraphies de combat, marquant nettement l’évolution de la collaboration de Simon Pegg et Edgar Wright (et du budget).
 
En soi, le film est une comédie de science-fiction tout à fait réussie qui met en vedette d’excellents acteurs (dont Martin Freeman (Le Hobbit) et Pierce Brosnan (Meurs un autre jour)) dans des situations désopilantes et avec des dialogues hilarants. Certaines farces sont peut-être faciles et oui, il est improbable que cinq quadragénaires puissent se battre aussi efficacement contre des robots, mais l’ensemble fonctionne très bien. Le long-métrage possède même un aspect plus dramatique que Shaun et Hot Fuzz et la maturité acquise par les créateurs est palpable.
 
 
Les comparaisons avec les deux autres films de la trilogie sont inévitables et certains fans seront déçus par le travail de Pegg et Wright dans ce 3e volet. La surprise et l’originalité de Shaun of the Dead sont passés et l’horreur a laissé plus de place à la comédie. L’aspect indépendant a aussi été quelque peu délaissé par les créateurs, mais le long-métrage atteint son objectif et divertit comme seule une collaboration de Pegg et Wright sait le faire.
 
The World’s End n’a peut-être pas l’impact que Shaun a eu il y a près de 10 ans, mais il mérite tout de même sa place dans le panthéon des films cultes et celui des comédies.
 
Le film sortira en salles sous le titre français Le Dernier Pub avant la fin du monde le 23 août prochain.