Festival Fantasia: Critique Hello, my Dolly Girlfriend

Hello, my Dolly Girlfriend est un rêve érotique d’otaku
 
Qu’est-ce qu’un otaku demanderez-vous? Il s’agit d’un terme désignant les fans de mangas (bandes dessinées japonaises) et d’anime (dessins animés japonais) qui sont socialement inadaptés (il est à la base péjoratif même si de plus en plus d’amateurs l’utilisent pour se décrire). 
 
Maintenant, qu’est-ce qu’un rêve érotique d’otaku? Et bien, c’est un long-métrage enchaînant les scènes explicites de violence, de sexe et de violence sexuelle comme Hello, my Dolly Girlfriend.
 
Le film est l’oeuvre de Takashi Ishii qui a signé le scénario et le manga d’origine. Il «raconte», et c’est bien vite dit, les mésaventures de Kentaro, un éditeur mal-aimé par ses patrons et sa copine, qui se retrouve pourchassé par 2 lesbiennes et 3 malfrats dans un immeuble abandonné. Il est alors sauvé (et désolée de gâcher la surprise) par une poupée humanoïde grandeur nature qu’il a précédemment violée (quoique pas de son point de vue) et avec qui il débutera une relation «amoureuse» (désolée pour les guillemets, mais c’est difficile à avaler).
 
Hello, my Dolly Girlfriend
 
Entre temps, Hello, my Dolly Girlfriend fait l’apologie de la nécrophilie (comment voir autrement une relation amoureuse avec une poupée inerte), présente le viol comme consensuel et les femmes comme des objets sexuels. Le film comporte tout de même quelques scènes au cours desquelles Kentaro semble doté de sentiments et d’un réel attachement pour sa copine imaginaire, mais pas assez pour aider à supporter le long-métrage.
 
Le scénario même est complètement décousu, enchaînant les scènes «punchées» sans réel structure et sans but apparent. Le tout se regarde comme un film pornographique sans grand intérêt. Bref, à éviter.