Festival Fantasia: Critique The Complex

Hideo Nakata nous a habitués à des films d’horreur particulièrement stressants qui ne permettent à personne d’échapper à la terreur. De Ringu à Dark Water, il a su nous effrayer, mais The Complex en laissera plusieurs sur leur faim.
 
Le long-métrage débute alors que Asuka emménage avec sa famille dans un nouveau complexe immobilier. Tout semble parfait, à l’exception du voisin qui paraît étrange et du bruit tout aussi particulier qui provient de son appartement au cours de la nuit. Au matin, sa famille affirme n’avoir rien remarqué rien, mais se met à agir bizarrement, et une collègue de classe révèle à Asuka que son bloc appartement est apparemment hanté. La seule chose qui semble alors normale, c’est le petit garçon timide que Asuka a rencontré au parc, avec qui elle accepte de jouer.
 
The Complex
 
Les malheurs ne font évidemment que commencer pour Asuka et pour les spectateurs qui, comme moi, sont facilement effrayés. Mais cela ne durera pas. Au contraire, l’horreur n’est au rendez-vous qu’au cours de la première moitié du film qui est remplie de clichés efficaces procurant une atmosphère tout à fait appropriée à l’horreur.
 
Le problème, c’est qu’après ces débuts encourageants, The Complex se transforme en drame psychologique. En effet, à l’exception d’un bref moment assez répugnant, les personnages font face à des démons personnels plutôt qu’à des créatures surnaturelles. Le changement est peut-être intéressant (en changeant l’approche au genre), mais il sera surtout décevant pour ceux qui cherchaient les frissons et le suspense (un peu comme Nightmare Detective 2 l’a été il y a quelques années).
 
Si vous tenez à voir The Complex, vous êtes avertis; si vous désirez avoir peur, vous pouvez éviter.
 
The Complex, présenté dans le cadre du Festival Fantasia le vendredi 26 juillet 16:45  au Théâtre Imperial.