Festival Fantasia: The Great Passage

Fans de lecture et de mots, The Great Passage est pour vous. Tous les autres, le film vous fera tomber en amour avec les pages et la langue.
 
Le long-métrage débute alors que M. Murokashi, un éditeur de dictionnaire reconnu, doit prendre sa retraite en 1995 afin de s’occuper de sa femme malade. Il ne peut pourtant quitter son emploi sans avoir trouvé un remplaçant digne de lui, car un nouveau projet est en cours dans son département: un dictionnaire de langue vivante intitulé The Great Passage (le grand passage). Dans ses recherches, il fait la rencontre de Mitsuya Majime, un employé coincé, diplômé en linguistique qui est dans l’incapacité presque totale de communiquer avec les gens, mais qui adore les livres et les mots. Ce dernier découvrira alors sa vocation, une famille et un premier amour au cours des 15 années que prendra l’édition du dictionnaire.
 
The Great Passage
 
The Great Passage semble au premier abord une lettre d’amour pour les mots, mais il s’agit aussi d'un survol des changements importants qui sont survenus dans la société japonaise au cours des dernières décennies. À travers la langue et des personnages bien choisis, le spectateur est aux premières loges du passage du Japon au 21e siècle, alors que la technologie prend le dessus sur les médias papier, que les femmes prennent davantage leurs places sur le marché du travail et que la jeunesse change la face du monde... et sa façon de parler.
 
Le long-métrage est à la fois drôle, touchant, émouvant et plein d’espoir, nous rappelant constamment que tout n’est qu’un passage et que la vie, comme la langue, est éphémère (mais sans être déprimant). 
 
Seul bémol, le film est un peu long, mais c’est vraiment un tout petit bémol pour The Great Passage, qui vaut le déplacement.