Les 10 films les plus violents

par Patrick Robert le 9 décembre 2016

Bien qu’elle dérange toute personne normalement constituée, la violence a toujours fait partie de nos sociétés, et il est normal que les artistes s’en inspirent, mais si vous êtes du genre à penser qu’il y en a beaucoup trop au cinéma, les dix films suivants ne sont définitivement pas pour vous.

 

La Passion du Christ (v.o. : The Passion of the Christ)

Crédit photo : Newmarket Films

En tant que réalisateur, Mel Gibson ne dédaigne pas une bonne dose de violence, comme on a pu le constater avec les scènes de batailles particulièrement brutales de Cœur vaillant, mais il se surpasse dans La Passion du Christ, en sacrant une volée à Jésus et en transformant son chemin de croix en torture difficile à regarder.

 

Henry, portrait d’un serial killer (v.o. : Henry : Portrait of a Serial Killer)

Greycat Films

Dans les années 1990, les Oliver Stone et Quentin Tarantino de ce monde s’amusaient à dépeindre les tueurs en série avec beaucoup de style, les rendant presque cools, mais c’est tout le contraire dans Henry, portrait d’un serial killer, un film qui s’attarde plutôt au côté foncièrement glauque de la violence gratuite.

 

Orange mécanique (v.o. : A Clockwork Orange)

Warner Bros. Pictures

Comme le cinéma ne cesse de repousser les limites de ce qui est montrable à l’écran, on pourrait penser que le Orange mécanique de Stanley Kubrick a beaucoup perdu de son intensité depuis sa sortie en 1971. Pourtant, ce classique, qui n’est pas seulement violent mais porte sur la violence elle-même, dérange encore autant aujourd’hui.

 

Oldboy (v.o. : Oldeuboi)

Tartan Films

Oubliez le remake de Spike Lee. Le Oldboy original se situe à des kilomètres de la violence hollywoodienne, tellement exagérée qu’elle en devient caricaturale, et chaque coup de poing fait mal dans ce film où le héros ira jusqu’à se frayer un chemin à travers une foule d’assaillants… à coups de marteau! 

 

Irréversible

Lions Gate Films

Retraçant à l’envers le parcours de Marcus (Vincent Cassel), un homme qui décide de se faire justice lui-même après que sa petite amie (Monica Belluci) ait été agressée sexuellement et battue à mort, Irréversible multiplie les scènes à la limite du supportable, et constitue l’un des films les plus durs du cinéma français.

 

Ichi the Killer (v.o. : Koroshiya 1)

Media Blasters

Inspiré du manga du même nom et mettant en vedette un héros psychotique qui, à l’aide de ses bottes serties de lames, fera un ménage sanglant à travers les rangs des Yakuzas (la mafia japonaise), Ichi the Killer du prolifique réalisateur Takashi Miike est si extrême qu’il a même été interdit de projection dans plusieurs pays.

 

L’Auberge (v.o. : Hostel)

Screen Gems

Dans L’Auberge, Eli Roth fait preuve de tant de cruauté et de sadisme envers ses personnages, de pauvres touristes américains qui se retrouvent au mauvais endroit au mauvais moment, qu'il a donné naissance (avec le film Décadence paru l'année d'avant) à un genre cinématographique peu reluisant, qualifié de « torture porn ».

 

Battle Royale (v.o. : Batoru rowaiaru)

Toei Company

Pour contrer le manque de respect envers l’autorité et la délinquance juvénile, le gouvernement choisit chaque année une classe au hasard et oblige les étudiants à participer à une bataille mortelle sur une île déserte. Sorti 12 ans plus tôt, Battle Royale est rien de moins que la version adulte (et ultraviolente) de Hunger Games.

 

Martyrs

Wild Bunch

On ne s’attend pas à être dégoûté par une production franco-canadienne comptant Robert Toupin et Patricia Tulasne dans sa distribution, mais c’est pourtant le cas de Martyrs, un long-métrage d’une violence inouïe n’épargnant aucun détail pour illustrer les sévices subis par Lucie lorsqu’elle était enfant, et sa vengeance quinze ans plus tard.

 

A Serbian Film (v.o. : Srpski film)

Jinga Films

Avec une direction photo léchée, mais des images absolument insoutenables, ce long-métrage suit la descente aux enfers de Milos, une vedette porno contrainte de participer à un «snuff  movie» (films où la victime est censée ne pas être un acteur mais une personne véritablement tuée ou torturée). A Serbian Film est tellement violent (et immonde) qu’on a l’impression de perdre un morceau de son âme rien qu’en le regardant.

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