10 films tellement mauvais qu'ils sont bons

par Patrick Robert le 25 novembre 2016
Batman

Habituellement, on essaie d’éviter de regarder des films médiocres pour des raisons évidentes, mais il arrive que certains longs-métrages soient tellement mauvais qu’ils en deviennent paradoxalement bons, et c’est le cas des dix films suivants.

 

Reefer Madness

Motion Picture Ventures

Ce film de 1936 voulait alerter la population sur les dangers d’une dangereuse nouvelle drogue, la marijuana, mais en dépeignant les utilisateurs de cannabis comme des déments hystériques qui écrasent des vieillards en voiture ou tuent leur famille à coups de hache, Reefer Madness est devenu une farce monumentale.

 

L’attaque des tomates tueuses (v.o. : Attack of the Killer Tomatoes)

NAI Entertainment

Des tomates qui développent une conscience et se vengent de l’humanité en commettant une série de meurtres constituent sans doute la prémisse la plus stupide de toute l’histoire du cinéma, mais il faut voir au moins une fois dans sa vie un comédien poche poursuivi par une tomate avant de pouvoir dire qu’on a tout vu.

 

Forbidden Zone

The Samuel Goldwyn Company

En ouvrant une mystérieuse porte dans le sous-sol de sa maison, Frenchy est propulsée dans le monde surréaliste de la sixième dimension. Derrière ses airs de vidéoclip expérimental, cet étrange film musical présente la toute première trame sonore du prolifique Danny Elfman, et préfigure même l’esthétique de Tim Burton.

 

Flash Gordon

Universal Pictures

Rien de pire que de la science-fiction ayant mal vieilli, mais malgré ses costumes ridicules, ses décors rococo et ses effets spéciaux passés date, il suffit d’entendre les premières notes de la chanson thème signée Queen (« Flash! Ah-ah! ») pour tomber à nouveau sous le charme de ce péplum de science-fiction un peu trop exubérant.

 

TerreurVision (v.o. : TerrorVision)

Empire Pictures

En 1986, TerreurVision tentait de mélanger horreur et comédie. Trente ans plus tard, la seule chose de vraiment horrible est le jeu des acteurs, qui semblent faire exprès pour sonner le plus faux possible, et si on rit davantage du film lui-même (et de ses extraterrestres) que de ses gags, son visionnement reste cependant très divertissant.

 

Batman (v.o. : Batman: The Movie)

20th Century Fox

La trilogie du Chevalier Noir est sombre à souhait, mais Batman ne s’est pas toujours pris autant au sérieux, comme le montre parfaitement le film de 1966 et sa version gogo de Gotham. Difficile ne pas éclater de rire en entendant les expressions de Robin dans la version française, dont le fameux « Nom d’une pipe en zinc, Batman! ».

 

La Course de la mort (v.o. : Death Race 2000)

New World Pictures

Oubliez le remake de 2008. Pour vraiment apprécier cette course mortelle où écraser un enfant vaut 40 points et un vieillard 100 points, l’original est imbattable, grâce à ses personnages caricaturaux et ses bolides meurtriers qui semblent sortis tout droit de l’imagination d’un adolescent qui gribouillait en classe plutôt que d’écouter son prof.

 

The Toxic Avenger

Troma Entertainment

Lloyd Kaufman n’a jamais attendu d’avoir du budget pour réaliser un film, et le roi de la série B fait du cinéma comme certains groupes de garage font de la musique. De toutes ses créations, la plus iconique demeure Toxic, un justicier exposé à des déchets radioactifs qui fera le ménage parmi les criminels de sa ville à l’aide d’une vadrouille! 

 

Barbarella

Paramount Pictures

Traversant le cosmos à bord d’un vaisseau spatial recouvert de tapis, cette héroïne du futur baise à peu près toutes les formes de vie extraterrestre qu’elle rencontre, et sa libido est si forte qu’elle peut détraquer les machines. En dépit d’une facture particulièrement kitsch et de son pseudo-érotisme, Barbarella est encore un pur délice.

 

Soleil noir (v.o. : Iron Sky)

Blind Spot Pictures

Avec ses nazis établis sur la Lune qui envahissent la Terre à bord de soucoupes volantes et ses comédiens au jeu très approximatif, Soleil noir a tout pour être un navet. Pourtant, ce plaisir coupable prouve que l’art de faire des films tellement mauvais qu’ils sont bons ne s’est pas perdu avec le temps, et que le genre est toujours bien vivant.

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