Final Destination 5

Après avoir présenté une panoplie de catastrophes sensationnalistes à l’écran, la série Final Destination livre maintenant un désastre qui touchera particulièrement les Montréalais, puisque son plus récent épisode met en vedette l’effondrement d’un pont.

On pourrait penser qu’une franchise cinématographique qui en est à son cinquième opus ne possède plus la même fraîcheur qu’à ses débuts, mais la force des films de la série Final Destination est de reposer sur une formule qui a fait ses preuves, plutôt que sur une histoire à volets. Ce genre de suite basé sur un concept permet d’utiliser de nouveaux personnages et une nouvelle catastrophe à chaque fois, sans être obligé d’étirer trop la sauce. On est donc loin de Friday the 13th Part V.

Les employés d’une compagnie de papier partent pour quelques jours dans un camp de formation destiné à souder les relations d’équipe. Alors que leur autobus est coincé dans le trafic, Sam (Nicholas D’Agosto) reçoit la vision prémonitoire de l’effondrement du pont sur lequel ils se trouvent. Paniqué, il fuit les lieux en criant que la structure va s’écrouler. Quelques collègues le suivent, et échappent ainsi au drame. Du moins temporairement, puisque la mort n’aime pas être trichée, et les huit survivants décèderont un par un dans des circonstances hautement improbables et spectaculaires.

On a modifié quelques principes établis du concept. Finies les visions qui annoncent la manière dont le prochain survivant trépassera, et qui ont caractérisé les quatre premiers volets de la série. Pour que la mort passe un tour et jette son dévolu sur la personne suivante dans la liste, il faut tuer quelqu’un cette fois-ci, et remplacer son destin par celui de sa victime. Cette nouvelle règle aurait pu ajouter une autre couche d’intensité, mais elle est exploitée tardivement dans le scénario. Pour le reste, chaque mort est aussi créative que par le passé, avec un accent aussi prononcé pour le gore et les effets chocs.

Les comédiens offrent une performance inégale, mais plusieurs ne disposent que de peu de temps à l’écran. Heureusement, les acteurs principaux tirent mieux leur épingle du jeu, comme Nicholas D’Agosto (Heroes) dans le rôle principal, Emma Bell (The Walking Dead) dans celui de sa copine, et David Koechner (The Office) qui incarne le désagréable patron de la compagnie. On retrouve plusieurs clins d’oeil à la mythologie de la série, dont le retour de Tony Todd (le comédien culte qui incarne Candyman), et même une fin surprenante qui vient boucler la boucle et plaira définitivement aux amateurs.

Présenté en 3D, Final Destination 5 est meilleur que le volet précédent, et s’inscrit davantage dans la veine des trois premiers long-métrages. Le film prend l’affiche en salle aujourd’hui, et ne fera rien pour calmer vos peurs quand vous passerez sur un pont de la métropole.

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