Garderiez-vous une tête comme trophée?

par Violaine Ducharme - 37e AVENUE
Têtes de mort

De nos jours, les chasseurs de têtes sont des professionnels engagés pour trouver des personnes compétentes pour combler un poste dans une entreprise. Ce n'était pas exactement la spécialité des « vrais » chasseurs de têtes...

 

Couper la tête de l’ennemi et s’arranger pour la conserver était le propre de bien des civilisations primitives. Grâce à Tintin, on sait que l’Amazonie a eu son lot de telles tribus, mais on sait moins que la pratique s’est vue aussi en Océanie, en Asie du Sud et du Sud-Est, en Afrique de l’Ouest et centrale ainsi que parmi les Celtes, et même en Croatie et en Irlande!

 

Pourquoi conserver la tête, d’ailleurs ? Rite funéraire conjugué au rituel de baptême, façon de réduire en esclavage dans l’après-vie l’âme de l’ennemi pour l’éternité, manière de s’approprier ses qualités guerrières ou invitation aux ancêtres à rester parmi eux, les chasseurs de têtes poursuivaient plusieurs objectifs selon leur origine.

 

Les samouraïs japonais, par exemple, à l’instar de l’amour des Amérindiens pour les scalps, présentaient à leur maître les têtes coupées des adversaires en guise de trophées pour se faire payer.

 

Le plus souvent, la tête était mise à bouillir puis suspendue pour être séchée à un arbre spécialement désigné pour cette fonction. Les paupières étaient le plus souvent cousues. Dans le cas des réducteurs de tête, comme les Jivaros, le crâne était retiré et la peau de la tête comblée avec du sable chaud afin d’amorcer le processus de rétrécissement sans affecter les traits du visage. Une décoration du plus bel effet à l'entrée du village...

 

Mais attention, il reste encore certaines tribus en Papouasie Nouvelle-Guinée et dans le Nord-Est de l'Inde qui pratiquaient ces anciennes coutûmes. La question est : le font-ils encore?