Ghost Rider : Spirit of vengeance, entrevues avec les créateurs

Un des super héros les sombres de l’univers de Marvel Ghost Rider fera un retour au grand écran en février 2012. À  l’occasion du ComicCon de New York, les deux réalisateurs Brian Taylor et Mark Neveldine sont venus parler, avec beaucoup d’humour, du tournage du film et de leur vision de Ghost Rider : Spirit of vengeance.

 
Où se situe votre film chronologiquement par rapport à l’autre film de Ghost Rider?
 
Brian Taylor : « Ce n'est pas vraiment une suite (sequel), car la direction prend une tout autre approche. Ce n'est pas non plus un reboot car c'est encore Nicolas Cage qui interprète le personnage de Ghost Rider. C’est donc peut-être un hybride entre les deux un « se-boot » ou un « re-quel », je ne sais pas trop! Dans la chronologie, l’histoire se déroule 4 ou 5 ans après le premier film. Le personnage de Cage est vraiment dans une des périodes sombres de sa vie et il a un grand besoin de rédemption. C’est ce qui se passe lorsque le personnage interprété par Idris Elba vient frapper à sa porte. »
 
Quel aspect du personnage de Ghost Rider vous a donné envie de faire le film?
 
Mark Neveldine : « Les motocyclettes et têtes de squelettes en feu! »
 
Brian Taylor : « Ghost Rider est un personnage fascinant. Malheureusement, nous trouvions que le premier rendu à l’écran de rendait pas justice au personnage. Une des raisons qui nous a donné envie de nous lancer dans le projet était de faire une version plus proche de la version Ghost Rider que nous aurions aimé voir la première fois, c'est-à-dire un personnage beaucoup plus sombre, méchant et vil. C’est tout de même un personnage venu tout droit de l’enfer qui arrache l’âme des gens! Il ne devrait pas nous  amuser et surtout, nous devrions craindre de nous retrouver dans la même pièce que lui.»
 
Comic Con Ghost Rider
 
Votre interprétation du costume de Ghost Rider et de son apparence physique est différente du film précédent. Pouvez-vous nous parler de son nouveau costume? 
 
Mark Neveldine : «  Dans notre préparation pour le film, nous voulions vraiment savoir ce que le feu faisait à un cuir et un crâne. Nous l’avons donc testé. »
 
Brian Taylor : « Ne vous inquiétez pas, nous l’avons fait sur un sans-abri... Non sérieusement, je suis un grand amateur de comics et j’adore l’univers de Marvel, mais je dois avouer que la façon dont la BD dépeint la transformation de Ghost Rider avec les pics de métal sortant de son manteau, ça faisait très années ’80 pour moi. Nous trouvions que ça ne fonctionnait pas avec l’esprit du personnage. Donc, nous nous sommes demandés, si son blouson ne pouvait pas se métamorphoser avec lui un peu à la façon d’un loup-garou. »
 
Mark Neveldine : « Au niveau de la moto, nous sommes passés d’un chopper à un Vmax de Yamaha. Celui-ci nous assurait plus de flexibilité pour les cascades et qui apportait selon nous un esthétisme encore plus vilain au personnage. »
 
Ghost Rider est un personnage très noir, aux limites de l’univers de Marvel. Croyez-vous qu’il est juste de le considérer comme un super héros?
 
Brian Taylor : « Ghost Rider est effectivement un super héros étrange. Son super pouvoir est quand même d’aspirer l’âme des gens! Ce n’est pas vraiment son style d’enfiler une paire de collants pour secourir un chat perché en haut d’un arbre. »
 
Mark Neveldine : «  Probablement qu’il mettrait le feu au chat! »
 
Ghost Rider ComicCon
 
Avec vos deux films précédents Crank 1 et 2, vous vous êtes surpassé en termes de cascades, comment avez-vous approché Ghost Rider? 
 
Brian Taylor : «  Nous voulions faire un film de super héros basé sur le réel et moins appuyé sur les modélisations CGI. Nous voulions de vraies cascades, de vraies motocyclettes et de la vraie action.  Nous avions envie que les gens disent après avoir vu le film « Wow les gars vous avez vraiment filmé ça? » 
 
Mark Neveldine : « Nous avons détruit pas mal de voiture et fait flambé des tonnes de pétrole durant le tournage. »
 
Pourquoi vous donnez-vous tant de mal pour filmer les plans que vous voulez faire? 
 
Brian Taylor : « Pour l’argent, voyons! Blague à part, nous n’avons jamais eu de deuxième unité de caméra pour les cascades que nous filmons, car, selon nous, il s’agit de la partie la plus intéressante d’un tournage! Dès le début de carrière en publicité ou lorsque nous filmions des vidéos de sports extrêmes, nous n’avons jamais été le genre de réalisateurs à nous assoir dans une chaise et à murmurer nos instructions. Nous préférons briser des caméras, des cascadeurs et notre cou en espérant que cette intensité se transposera dans nos films.»
 
Vous êtes vraiment casse-cou dans votre façon de filmer, est-ce que vous vous êtes  déjà blessé sur un de vos tournages? 
 
Brian Taylor : « À vrai dire, nous nous assurons que ce soit les autres qui se blessent et pas nous! ». 
 
Mark Neveldine : « Sur le tournage de Ghost Rider, si quelqu'un se brisait un os ou se blessait lors du tournage, l'équipe s'était fait un devoir de le montrer à l'écran. Dans le film, il y a une scène où quelqu’un doit sauter d’un camion, portez attention, ce qui se passe à l’écran est véridique. »
 
Quel procédé 3D avez vous utilisez pour faire le film? 
 
Brian Taylor : « Nous avons fait beaucoup de tests avec des caméras 3D avant de commencer le tournage et nous avons finalement choisi de tourner le film en 2D et de le convertir en 3D par la suite. Pour le genre de film que nous souhaitions faire,  il n'aurait tout simplement pas été possible de le faire avec l'équipement 3D actuellement disponible sur le marché. »