GMC Sierra 2014 : idéal pour le glamping

Connaissez-vous le glamping? Ce néologisme a été créé en combinant les mots glamour et camping. Le concept, c’est de coucher en pleine nature, mais dans un environnement luxueux. Du camping chic, quoi. GMC m’a permis d’en faire l’expérience plus tôt ce mois-ci dans le cadre de mon premier essai de la camionnette Sierra 2014.

Le tout nouveau GMC Sierra (et le Chevrolet Silverado) est un véhicule important pour General Motors, surtout que plusieurs concurrents fraîchement remis à jour viennent d’arriver sur le marché. Pourquoi GMC a-t-elle décidé de m’inviter en Californie, avec d’autres collègues journalistes, pour découvrir son nouveau modèle tout en faisant du glamping? Parce que le général des moteurs voulait souligner le fait que le Sierra s’adresse à un public différent.

Clientèle cible et caravane


Le GMC Sierra 2014 a été défini comme la camionnette de choix pour un groupe cible d’individus que General Motors appelle des focused achievers, des individus qui travaillent toujours de leur mieux et qui veulent projeter une bonne image au boulot. Bien sûr, il y a une solide dose de marketing dans cette description. Mais vu que les créneaux sont souvent définis plus qu’ils ne sont constatés, je ne peux pas blâmer GMC d’avoir élaboré un descriptif flatteur pour son acheteur idéal.

Maintenant que nous savons quel véhicule conduira notre super travailleur, il faut aussi savoir où il dormira lors de ses sorties de glamping. La réponse à cette question nous a été donnée sous la forme d’une caravane Airstream de sept mètres de longueur. Avec son intérieur richement aménagé et son revêtement en aluminium poli qui rappelle le fuselage d’un avion des années 1950, cette caravane est la plus récente et la plus moderne d’une lignée qui remonte à plusieurs dizaines d’années.

Et, vous vous en doutez, la Airstream était attachée derrière un GMC Sierra. À peine une heure après mon atterrissage à Los Angeles, j’ai eu droit à un cours de conduite de caravanes sur une petite piste d’aéroport des environs. J’ai appris les rudiments du pilotage avec une remorque de 2200 kg derrière soi. On m’a fait découvrir le fonctionnement des systèmes intégrés de freinage pour la caravane et de contrôle du roulis sur un parcours avec slalom et simulation de changement de voie d’urgence. J’ai même dû faire des manœuvres à reculons qui ont sollicité toute mon attention; pas facile de faire pivoter la Airstream sur 90 degrés pour la stationner dans un espace étroit entre des pylônes et des barils d’une arrogante immobilité.

En route!


Après avoir été déclarés aptes à la conduite par nos formateurs maison (il n’existe pas de permis officiel pour remorquage de caravanes), mon compagnon de voyage et moi avons pris la route vers le Nord. Direction : Santa Barbara, via la route qui longe le Pacifique. Objectif : un parc pour véhicules récréatifs au bord de la mer. C’était ma première expérience en situation réelle avec le Sierra et le Airstream derrière. Le nouveau V8 de 5,3 litres n’a eu aucune difficulté à s’acquitter de sa charge dans le trafic.

Ce moteur avec calage variable des soupapes et injection directe produit 355 chevaux et un couple de 383 lb-pi. Les lois californiennes limitent la vitesse des véhicules avec remorque à 90 km/h. Le moteur n’avait donc aucune peine à maintenir notre vitesse de croisière. Avec la transmission automatique à six rapports en mode remorquage, les quelques pentes rencontrées sur notre chemin n’ont posé aucun problème. En toute honnêteté, je dois dire que je sentais à peine la caravane derrière moi. Je devenais plus conscient de sa présence lorsque j’examinais plus attentivement les rétroviseurs afin de réaliser des manœuvres de changement de voie aussi élégantes que possible.

Costaud à l’extérieur, spacieux à l’intérieur


Une fois la caravane Airstream soigneusement stationnée à notre camp de base, j’ai pris le temps de mieux examiner le nouveau style extérieur du Sierra. Certains ont critiqué ses éléments rétro clairement mis de l’avant, comme les ailes et la calandre massives, mais dans l’ensemble j’ai trouvé que le look, costaud et homogène, était réussi. J’ai aussi été impressionné par différents détails pratiques, comme les marchepieds de chaque côté du pare-chocs arrière qui facilitent l’accès au plateau de chargement.

À l’intérieur, l’espace pour les passagers est abondant. Pour cette expédition de glamping, j’ai principalement conduit un Sierra à cabine multiplace en version SLT. Il est muni de quatre portières pleine grandeur et cinq adultes peuvent y prendre place dans un confort absolu (j’ai également essayé la version six places). Les revêtements du tableau de bord et des portières sont souples tout en donnant l’impression d’être assez costauds pour résister aux abus quotidiens. Les sièges en cuir (chauffants et ventilés, bien sûr) sont très confortables. En plus des deux coffres à gants, il y a un nombre impressionnant d’espaces de rangement dans les portières ainsi qu’un espace particulièrement profond dans la console centrale.

L’aménagement intérieur cossu du Sierra 2014 marque bien la séparation entre GMC et Chevrolet, et il constitue un des aspects particulièrement agréables de cette camionnette. Quand on ajoute à cela le système d’infodivertissement MyLink de GMC, facile d’utilisation, et la possibilité d’opter pour une version encore plus luxueuse, le Denali, on comprend que GMC cherche sérieusement à séduire des acheteurs plus fortunés avec ce modèle. (Nous avons pu examiner le Denali, mais pas le conduire)

Toujours dans la course


La génération précédente du Sierra commençait à montrer des signes d’essoufflement, et c’est en partie ce qui explique cet engouement pour l’arrivée du modèle 2014. Mais en évaluant cette camionnette, il ne faut pas s’attendre à des changements radicaux, plutôt à la saine évolution d’un modèle déjà solide. C’est ce qu’offre le nouveau Sierra avec son style rajeuni, son intérieur très confortable et sa grande qualité de roulement. De plus, sous le capot, on trouve un trio de moteurs nettement améliorés (dont un V6 de 4,3 litres révisé qui livre une puissance et une douceur jamais vues auparavant dans une camionnette GMC à moteur V6).

Pas de bouleversements majeurs sur l’échiquier des camionnettes pleines grandeur, donc. Le Sierra de GMC continue d’offrir une excellente combinaison de fonctionnalité et de puissance dans un environnement cossu, ce qui devrait lui permettre de conserver sa place au panthéon des pick-up. Il peut aussi se vanter d’être le seul camion qui m’a appris un nouveau mot.