Industrie du livre : des bonnes et des moins bonnes nouvelles

Pas facile d’être libraire par les temps qui courent. Vous faites des choix éditoriaux pour votre clientèle, vous organisez votre commerce pour qu’il soit agréable d’y déambuler et surtout, vous conseillez vos clients pour qu’ils fassent des choix éclairés. En retour de quoi, dans presque 25% des cas, selon le groupe de recherche marketing Codex Group, ils prennent bonne note de ce qu’ils ont vu en magasin, rentrent chez eux, se branchent sur Internet et achètent en-ligne. Les sans-cœurs!!

On comprendra que les libraires voyaient venir la période des fêtes avec une certaine humilité. Mais, bonne nouvelle, depuis le début de la saison du magasinage de Noël, qui commence à la mi-novembre, les libraires canadiens rapportent des ventes égales et possiblement supérieures à celles enregistrées à la même époque l’année dernière. Chez nos voisins américains, l’Association Nationale des librairies indépendantes a annoncé une augmentation des ventes de 16% dans la semaine de l’Action de Grâce par rapport à 2010.
Il y a donc des raisons de se réjouir… pour l’instant.
 
Là où ça se gâte, c’est que les analystes prévoient des ventes record de liseuses et de tablettes électroniques cette année. Ce qui veut dire qu’en janvier, il y va y avoir une vague d’achats de livres électroniques chez les cyber-libraires et ça risque d’être plutôt tranquille chez les détaillants qui ont pignon sur rue.
 
Chose certaine, que ce soit au Canada ou aux États-unis, en anglais ou en français, tout indique que la biographie de Steve Jobs va avoir une place de choix sous les sapins cette année.
 
Source : quillandquire.com, nytimes.com
Crédit photo : Nicola since 1972