Industrie du sexe : bien plus qu'une danse à 10$!

L’industrie du sexe est difficile à répertorier puisqu'elle est toujours en constante évolution. Mais, une chose est certaine, les Montréalais ne manquent pas d'endroits pour assouvir leur appétit sexuel. La Presse a répertorié en 2013 plus de 420 diffférents lieux du vice offrant des services sexuels. 

Salons de massages et agences d'escortes

La proliferation des agences d'escortes et des salons de massages dans la région de Montréal, a eu un impact direct sur l’économie et la viabilité des clubs de danseuses établis depuis longue date. Ces clubs traditionnellement  plus soft et n'ont pas eu le choix que de se questionner sur leur avenir. Et surtout, ils n'ont pas eu le choix de repousser leurs limites afin d'être présents dans la compétition du sexe et de trouver sa niche...! Étant donné qu'environ 75% des établissements disponibles sont des salons de massages.  

Club de danseuses : les danses à 10$  

Fille avec argent en petite culotte

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Même s'ils sont en perte de popularité, les clubs plus clean occupent quand même une bonne part de marché. La principale «mission» est la traditionnelle danse à 10 $.  Dans l'isoloir, le client paye un prix fixe à la chanson et il n’y a pas de contact sexuel entre lui et la danseuse. Le client n’a même pas le droit de se toucher.  Il faut savoir que chaque bar établit lui-même ses propres règles ce qui génère beaucoup de controverses. Il existe même un club qui a installé des compteurs dans ses isoloirs pour ne pas pénaliser le client avec le mode «à la chanson». Les danses sont donc équitables pour tous les clients qui en profitent jusqu'à la dernière seconde du chrono. 

Prostitution : les bars à gaffe

Le marché ayant évolué, certains bars sont devenus plus permissifs. Le client peut donc payer et avoir un accès plus intime avec la danseuse dans l'isoloir de manière consentante. Le «bar est gaffe», souvent implanté à l'extérieur de la région de Montréal, se défini comme étant un lieu où les danseuses érotiques effectuent des actes sexuels complets dans l'isoloir, comme la fellation et la pénétration. Le tout étant bien entendu considéré comme de la prostitution, donc illégal selon la loi.

Saviez-vous que?

Le 6 décembre, journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, criminalise l'achat de services sexuels, mais offre l'immunité à ceux ou celles qui vendent ces services. Une mesure protège principalement les travailleuses du sexe. Cette infraction est punissable de peines maximales de 5 ans d'emprisonnement et de 18 mois et d'amendes minimales obligatoires progressives.

 

Merci à Urbania qui a collaboré à l'écriture de cet article.