L’avenir de Netflix passe par la télévision

L’entente de partenariat entre Netflix et le réseau Starz (17 chaînes de télévision aux États-Unis), en vigueur depuis 2008, a pris fin la semaine dernière. L’accord donnait aux abonnés de Netflix un accès aux nouveautés cinéma des studios Disney et Sony dont Starz détient les droits de distribution numérique. C’est un millier de films (dont Toy Story 3, Scarface, Tron, Scream, etc.) qui sont disparus du jour au lendemain du catalogue de Netflix.

Netflix, je vous le rappelle, offrait au départ un service de location de films par courrier. Puis, parallèlement à la location par correspondance, elle commence à proposer un service de film en streaming. En 2011, la consommation de films et émissions de télé en flux continu sur Netflix comptait pour plus de 20% du trafic web aux États-Unis.
 
La disparition du catalogue de Starz, aurait pu être une très mauvaise nouvelle pour Netflix, mais quand on observe les habitudes nouvelles des abonnés, on réalise que l’entreprise est en mutation. Si le désastre est évité c’est parce que, d’une part, les films de Starz  ne comptaient que pour 2% de tous les visionnements, et aussi parce que ce sont les émissions de télé qui comptent pour plus de 50% des visionnements. 
 
D’ailleurs, Netflix est en voie de devenir un diffuseur de contenus originaux. La série Lilyhammer, l’histoire d’un mafieux américain relocalisé en Norvège, à fait ses débuts sur la ‘chaîne’ début février et le drame politique House of Cards (avec Kevin Spacy et Robin Wright), dont le premier épisode a été réalisé par David Fincher (The Girl with the Dragon Tatoo), sera diffusé d’ici la fin de 2012. Selon Reed Hastings, le patron de l’entreprise, c’est plus de deux douzaines de séries originales qui seront proposées par Netflix au cours des prochaines années. 
 
Il serait très surprenant que Netflix perde beaucoup d’abonnés suite à la fin de l’entente avec Starz. On va en reparler. 
 
Source : nytimes.com, mashable.com